Histoire Base relationnelle
Mariage Jean II Le Meingre avec Antoinette de Turenne
1393-12-24 - 1393-12-24
L’entrevue de Boulbon
Louis de Bourbon rejoignit Avignon à la mi-mai 1393. Le duc était là pour tenter de mettre un terme à la guerre que faisait Raymond de Turenne à Clément VII, à Marie de Blois, comtesse de Provence, et à son fils Louis II d'Anjou. Une entrevue fut prévue au château de Boulbonn 6 qui appartenait à Boucicaut.
Elle eut lieu le 1er juin puisqu’un sauf-conduit fut accordé au vicomte de Turenne pour se rendre des Baux-de-Provence à ce château afin d’y rencontrer les ambassadeurs du roi de France. Ce fut lors de cette entrevue que le vicomte apprit que le Conseil du roi avait un parti à lui proposer pour sa fille en la personne du maréchal. Raymond de Turenne dit consentir pour faire plaisir au roi notre sire et à nos seigneurs les ducs, et pour le bien et honneur de la personne dudit monseigneur le maréchal.
Clément VII s’oppose au mariage de Boucicaut
Antoinette de Turenne, fille de Raymond VIII et seule héritière de sa vicomté, devait initialement épouser Charles du Mainen 7, prince de Tarente et frère cadet de Louis II d’Anjou. Le Conseil du roi, réuni à Abbeville, à la fin du printemps 1393, entérina l’accord du vicomte de Turenne.
Le 25 juin, furent dépêchés Jean de Pertuis et Jean Blondel comme ambassadeurs auprès de Raymond de Turennen 8 et Clément VII. Au cours de l’audience que leur accorda le pape à Avignon, les deux plénipotentiaires royaux insistèrent sur les avantages de l’union d’Antoinette avec le maréchal, fidèle serviteur de la politique royale. Ce mariage était le gage de la fin des conflits entre le vicomte de Turenne, le pape, l’Église, Marie de Blois, la comtesse de Provence et son fils Louis II d’Anjou.
De son côté, Jean Blondel devait intimer l’ordre à Jean de Vienne de lever impérativement le siège des Baux. Ce qui fut fait bon gré, mal gré par l’amiral. Quant au pape, il rechigna. Pour empêcher que Boucicaut pût se marier, il refusa tout d’abord un sauf-conduit au maréchal qui arrivait à la tête d’une escorte de deux cents cavaliers. Grâce à l’intervention d’Édouard II de Beaujeu, beau-frère du vicomte, il put être obtenu d’une façon détournée. En effet Clément VII décréta une trêve de quelques jours et accorda l’autorisation de passage
Les noces du maréchal avec Antoinette de Turenne aux Baux-de-Provence
Le 24 décembre 1393, en présence de Raymond de Turenne, Bernard Trévenq, vicaire de la chapelle castrale des Baux, célébra le mariage de Boucicaut et d’Antoinette, âgée alors d’environ 17 ans.
Par contratn 10, le maréchal recevait en dot le comté d’Alès, la baronnie d’Anduze, les fiefs de Portes-Bertrand et de Saint-Étienne-de-Valfrancesquen 11. Quant à lui, il affirma être prêt à soutenir la querelle de son beau-père contre le pape et la seconde maison d’Anjou et même à lui céder son château de Boulbon. De plus, il promit que ses héritiers mâles porteraient sur leur écu les armes de Turenne écartelées des siennesn
Personnes
Antoinette DE BEAUFORT
Jean II Le Meingre dit Boucicaut
Raymond DE BEAUFORT
Lieux