Histoire Base relationnelle
Croisade des albigeois
1209-00-00 - 1229-00-00
La croisade des albigeoisa (1209-1229) (ou croisade contre les albigeois) est une croisade proclamée par l'Église catholique contre l'hérésie, principalement le catharisme et dans une faible mesure le valdéisme. Dès le xiie siècle et le Concile de Lombers, les textes de l'époque parlent d'« hérésie albigeoise » sans que cette région soit plus cathare que ses voisines.
L'hérésie était surtout implantée en Languedoc, lequel était dominé par deux familles, la maison de Toulouse et la maison Trencavel. N'ayant pas réussi à s'entendre pour faire front, le comte Raymond VI de Toulouse fait amende honorable et se croise, tandis que Raimond-Roger Trencavel se prépare à se défendre contre la croisade. Une fois Béziers et Carcassonne prises et le vicomte Trencavel emprisonné, les croisés désignent l'un des leurs, Simon de Montfort, pour poursuivre la lutte (1209). Cette croisade évolue rapidement en guerre de conquête, d'abord pour le compte de Simon de Montfort, puis après la mort de ce dernier (1218) et l'échec de son fils Amaury, pour le bénéfice de la couronne. Cela n'empêche pas la lutte contre le catharisme, d'abord sous la direction des évêques locaux, puis sous celle de l'Inquisition (à partir de 1233).
Finalement, les vicomtés de Carcassonne, d'Albi et de Béziers sont annexées au domaine royal en 1226 ; le comté de Toulouse passe à Alphonse de Poitiers, un frère de Saint Louis en 1249 et est annexé en 1271. Le Languedoc, qui se trouvait au début du xiiie siècle dans la sphère d'influence de la couronne d'Aragon est entièrement passé à la fin de ce siècle sous celle du roi de France. À cette époque, le catharisme est éradiqué en Languedoc, et seulement quelques cathares ont pu se réfugier en Lombardie.
Personnes
Simon IV de MONTFORT
Eudes III de Bourgogne
Dans un traité du mois de juillet, Eudes et le comte Hervé[41] font serment de protéger et de garder fidèlement les habitants de Narbonne avec tous leurs biens[42], puis l’armée des croisés se dirige sur Carcassonne où elle arrive le 1er août 1209. La ville se rend le 15 août 1209. Eudes s’oppose fermement à la destruction de la cité. Pressenti par Arnaud pour prendre la souveraineté des territoires conquis, le duc de Bourgogne aurait eu cette réponse : « J’ai assez de terres et de seigneuries sans prendre celle-là et sans déshonorer le vicomte, car on lui a fait déjà assez de mal sans le priver de son héritage[43] ». La souveraineté de ces territoires est finalement donnée à Simon IV de Montfort.
Eudes décide de s’en prendre au château de Cabaret, à quelques lieues de Carcassonne. Devant l’opiniâtreté de la résistance, il abandonne et décide trois jours après de reprendre le chemin qui le ramène en Bourgogne.
Philippe Hurepel de Clermont
Humbert V de BEAUJEU
Proche de la couronne, il se distingue par ses talents militaires aux côtés de Louis VIII le Lion, roi de France, durant la croisade contre les albigeois. Signe de confiance, après la mort subite du roi en 1226, il est désigné comme gouverneur du Languedoc, province nouvelle dans le domaine royal qui accepte mal la domination française.
Archambaud VIII de Bourbon
Il participe à la croisade contre les Albigeois avec le roi Louis VIII, qui meurt au château de Montpensier au retour du siège d’Avignon. Il fait partie des conseillers de la couronne pendant la régence de Blanche de Castille, et la soutient, ainsi que le futur Louis IX, contre les intrigues des puissants féodaux.
Gautier II d'Avesnes
il est un de ceux à qui le roi Louis VIII mourant fait promettre de reconnaître son jeune fils Louis, le futur Louis IX.
Mathieu II de Montmorency
Alors que Louis VIII combattait les Albigeois, c'est lui qui était à la tête, en 1224, de l'armée royale durant la campagne de Saintonge contre les Anglais. Il s'empara de Niort (dont le château de Niort-de-Sault), de Saint-Jean-d'Angély, du Limousin, du Périgord, de l'Aunis et de la Rochelle.
Il porta ensuite assistance au roi de France dans sa lutte contre les Cathares.
Guillaume des BARRES
Demi-frère de Simon IV de Montfort par sa mère, Guillaume participe avec lui à croisade des albigeois : pendant la guerre en Languedoc, entre 1209 et 1213, il s'illustre comme chef de troupe à la bataille de Muret, le 12 septembre 1213.
Robert Ier de Courtenay
Robert de Courtenay combattit aux sièges de Béziers, qui fut livrée au sac et au pillage, puis au siège de Carcassonne, avant de repartir dans le nord comme la plupart des croisés. Seul Simon de Montfort, qui avait été désigné comme chef de la croisade, resta avec une poignée de seigneurs et de chevaliers dans le midi.
Par la suite, en vue d'assiéger Cabaret, Simon de Montfort en appela aux seigneurs du nord. Pierre et Robert de Courtenay revinrent donc dans le midi en 1211, accompagnés d'autres seigneurs comme Juhel de Mayenne et Enguerrand de Coucy. La forteresse de Cabaret capitula assez rapidement, les croisés se dirigèrent donc vers Lavaur, qui était une ville très fortifiée aux fossés très profonds. Le siège était commandé par Simont de Montfort, Pierre et Robert de Courtenay.
la ville fut prise et livrée au pillage, les trois commandants décidèrent de punir les assiégés en pendant tous les chevaliers qui défendaient la ville, et en jetant la dame de Lavaur, Guiraude, dans un puis avant de la lapider jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Lieux