Famille - Parents et enfants
Louise de Savoie
| Philippe II duc de Savoie 1438 - 1497 | Marguerite de Bourbon 1438 - 1483 |
![]() | Louise de Savoie 1476 - 1531 |
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Marguerite d'Angoulême 1492 - 1549 François Ier Roi de France 1494 - 1547 + |
Louise de Savoie, née le 11 septembre 1476 au château de Pont-d'Ain (dans le département français actuel de l'Ain) et morte le 22 septembre 1531 à Grez-sur-Loing (dans l'actuel département de Seine-et-Marne), princesse de la maison ducale de Savoie, est la mère de François Ier, le roi de France emblématique de la Renaissance. Elle joue un rôle capital durant le règne de son fils. Elle est deux fois régente de France pendant les campagnes italiennes de son fils qu'elle désapprouve d'ailleurs[2]. Elle a une grande influence et sait diriger le royaume selon ses intérêts politiques et familiaux, bien secondée par le chancelier Duprat, Florimond Robertet, son demi-frère René de Savoie, ou encore Odet de Lautrec[3]. Ses choix ont marqué durablement la France. Elle n'est pas étrangère non plus à la trahison du connétable Charles III de Bourbon (après avoir obtenu en héritage, par décision royale du 7 octobre 1522, les terres de la princesse Suzanne de Bourbon avant que le parlement de Paris, qui avait ordonné le séquestre des biens en litige, ne se soit prononcé)[4] et à l'exécution du baron de Semblançay, surintendant des Finances[4]. Mais son rôle exact dans ces deux affaires est controversé[5],[6]. La capture du roi à la bataille de Pavie en février 1525 va offrir à Louise de Savoie de donner toute sa mesure[7]. Sa régence est de première importance après la capture du roi car, du fait de son expérience, elle peut organiser la continuité du royaume et une contre-offensive diplomatique contre l'empereur Charles Quint. Elle y déploie toute son énergie et s'illustre par ses succès diplomatiques. Bien qu'autoritaire, son action permet les alliances avec l'Angleterre de Henri VIII et l'Empire ottoman de Soliman le Magnifique, et finalement obtient la libération du roi François Ier le 19 février 1526 contre la détention de ses petits-fils aînés François et Henri. Le rôle politique qu'elle tient alors, lui permit de négocier la paix des Dames.