Famille - Parents et enfants

Hugues Ier de Clermont



Seigneurs de Clermont-en-Beauvaisis - Seigneurs de Creil - +

Renaud Ier de Creil
0999 - 1088
Ermengarde De Clermont en Beauvaisis
1010 - 1050
imgHugues Ier de Clermont
1035 - 1102
 
Renaud II DE CLERMONT EN BEAUVAISIS  1081 - 1152
Béatrice de Luzarches   1083 - 1121
Richilde de CLERMONT  1085 - 1146
+

Comte de Clermont-en-Beauvaisis

Le comte Hugues Ier de Clermont-en-Beauvaisis[1], né vers 1030-35, mort en 1101, fut comte de Clermont (en Beauvaisis) de 1088 à 1101. Il est le premier membre certain de la maison de Clermont-en-Beauvaisis.

Il épousa en 1070 Marguerite de Roucy (° v. 1045 † après 1103), fille d'Hildouin IV de Montdidier, comte de Roucy et de Ramerupt, et d'Adélaïde de Roucy. Ils eurent :

Renaud II († 1161), comte de Clermont ;

Gui, mort en 1119 à Rouen, emprisonné ; Hugues, mort après 1099 ;

Ermentrude, mariée au vicomte Hugues d'Avranches, Ier comte de Chester (° 1047 † 1101) ;

Adelise alias Alix, mariée au comte Gilbert de Clare voir : Dynastie de Normandie ;

Marguerite, mariée à Gilbert de Gerberoy ;

Richilde, mariée avant 1101 à Dreux II, sire de Mello ;

Emme alias Béatrice, dame de Luzarches, mariée avant 1101 à Mathieu Ier († 1155), comte de Beaumont-sur-Oise.

La chàtellenie de Creil appartenait à Hugues ; il est certain du reste qu'il en fut seigneur ; mais nous ne sau- rions préciser s'il le devint par héritage paternel, comme l'avance Bosquillon, ou par concession royale, ainsi que l'impliquerait un acte du temps, dont M. Mathon, dans son Histoire de Creil cite un fragment non daté *.

Toutefois aux termes de notre charte, il possédait dans le Parisis, district de l'Ile de France, le château fort de Luzarches et comme tel se trouvait feudataire de l'Evêque de Paris . Ce château fut entre son gendre Mathieu I, comte de Beaumont- sur-Oise, et lui, l'occasion d'une guerre à laquelle Suger attribue l'une des premières interventions de la royauté capétienne en Beauvaisis . Mathieu avait reçu comme dot d'Emme de Cler- mont, sa femme, la moitié de la seigneurie de Luzarches ; il s'empara de vive force de l'autre moitié et, sûr de l'alliance de Bouchard III de Montmorency ainsi que de celle de Dreux de Mouchy, refusa d'obtempérer aux injonctions de son suzerain Louis VI, auquel Hugues s'était empressé de recourir. L'armée royale entra en campagne ; mais ses débuts ne furent pas heu- reux ; elle échoua devant Chambly. Nonobstant, Mathieu ne tarda pas à solliciter la paix qui lui fut accordée à condition de rétablir les choses sur leur ancien pied.