Famille - Parents et enfants

Guillaume Ier de Bourgogne



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+Adélaïde de Normandie
1002 - 1038
imgGuillaume Ier de Bourgogne
1024 - 1087
 
Raymond de Bourgogne  1070 - 1107
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Guillaume est le fils du comte Renaud Ier, lui-même fils d'Otte-Guillaume, fondateur de la lignée des comtes héréditaires de Bourgogne, et de son épouse Adélaïde de Normandie, fille du duc de Normandie Richard II.

Guillaume de Bourgogne succède à son père à la mort de celui-ci, le 4 septembre 1057[2]. Il apparait comme un comte de Bourgogne très puissants, tout comme ses fils aînés Renaud II († v. 1097) puis Étienne Ier († 1102), qui lui succèderont, régnant sur des terres dépassant largement les limites du puissant et vaste comté de Bourgogne. Ils sont vassaux contre leur gré de l'empire germanique à la suite du testament du roi Rodolphe III de Bourgogne († 1032) et à la guerre de succession de Bourgogne (1032-1034). Guillaume de Bourgogne épouse la comtesse Étiennette (Stephania), dont l'origine n'est pas connue[3]. Le père Anselme de Sainte-Marie a fait d'elle, mais sans preuves, la fille Raimond-Bérenger II de Barcelone[3]. D'autres auteurs, s'appuyant sur son épitaphe, ont pu considérer qu'elle aurait appartenu à une famille comtale de Vienne[3]. Le généalogiste hongrois, Szabolcs de Vajay (en) (2002)[4], dans un premier temps, lui avait donné une origine lorraine à partir d'un document mal interprété, il a dès lors refuté cette origine[3]. Les hypothèses récentes reprennent en partie l'analyse du père Anselme qui la rattache à la maison de Barcelone, mais la documentation à disposition ne permet pas de certitudes[3]. En 1039, l'archevêque de Besançon, Hugues Ier de Salins, devient l'homme de confiance favori du nouvel empereur germanique, Henri III du Saint-Empire (neveu du précédent). L'empereur accorde alors une certaine autonomie franche et le droit de s'auto-administrer par son propre gouvernement au comté de Bourgogne. Hugues Ier est nommé chancelier et sera récompensé très largement pour sa totale et très dévouée collaboration et pour ses services de vassal à son suzerain. Henri III vient à Besançon en 1043 pour se fiancer avec Agnès de Poitiers, nièce du comte Renaud Ier de Bourgogne, et fille du duc Guillaume V d'Aquitaine. Pour cette occasion, l'archevêque Hugues obtient des droits régaliens sur la ville de Besançon (droits juridiques, politiques, fiscaux et économiques...) Il est nommé prince de l’empire germanique (rang maximum avant empereur) et règne en souverain sur la cité de même que ses successeurs avec l'empereur et le pape Grégoire VII pour seuls supérieurs. Il échappe au pouvoir des comtes de Bourgogne. En 1076, l'empereur germanique Henri IV du Saint-Empire s'oppose au pape Grégoire VII qui veut résister à la volonté impériale de dominer l'Église et le Saint-Siège. Il est excommunié par le Saint-Siège ce qui le discrédite profondément dans l'Europe chrétienne où le pape détient un grand pouvoir spirituel. C'est le début de la lutte de pouvoir entre l'empereur germanique et le Saint-Siège (querelle des Investitures). En 1078, le comte Guy II de Mâcon se fait moine à l'Abbaye de Cluny et cède son titre et ses terres à son cousin Guillaume Ier de Bourgogne. Guillaume Ier s’affirme comme le personnage le plus important du comté de Bourgogne. Il met la main sur le pouvoir ecclésiastique en 1085 après le décès des puissants archevêques de Besançon, Hugues Ier de Salins et Hugues II en y faisant ordonner ses fils Hugues III de Bourgogne archevêque et Guy de Bourgogne (futur Pape sous le nom de Calixte II) administrateur du diocèse de son frère. Le 12 novembre 1087, il meurt à Besançon à l'âge de 67 ans et est inhumé à la cathédrale Saint-Étienne[2], remplacée au xviiie siècle par la Cathédrale Saint-Jean, où furent transférées les sépultures des comtes de Bourgogne. Ses fils Renaud II de Bourgogne et Étienne Ier de Bourgogne lui succèdent et meurent en croisade en Terre sainte, suivis en cela par leur frère Raymond de Bourgogne, roi de León et de Galice, ce qui affaiblira grandement le pouvoir de leur famille.