Famille - Parents et enfants

Marie-Louise-Élisabeth d'Orléans



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Philippe d'Orléans
1674 - 1723
Françoise-Marie de Bourbon
1677 - 1746
Marie-Louise-Élisabeth  d'OrléansMarie-Louise-Élisabeth d'Orléans
1695 - 1719
 
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Marie-Louise-Élisabeth d’Orléans, dite Mademoiselle, née le 20 août 1695 dans la ville de Versailles puis morte le 20 juillet 1719 à Paris, est une princesse du sang membre de la maison d'Orléans. Fille de Philippe d'Orléans, duc d'Orléans et le fils aîné de Monsieur, et de Françoise-Marie de Bourbon, la fille légitimée de Louis XIV et de Madame de Montespan, elle devient duchesse de Berry par un mariage avec Charles de France, petit-fils du roi et duc de Berry. Souvent dépeinte comme figure emblématique de la Régence du fait de ses débauches, elle sera très critiquée par ses contemporains, et notamment le duc de Saint-Simon. Elle meurt en couches.

Marie-Louise-Élisabeth d'Orléans

Première dame du royaume par le rang, elle profite de sa position avec hauteur. D’autant plus que son père peine à lui refuser quoi que ce soit. Au fil des années, les privilèges qu’elle glane scandalisent les gardiens de l’étiquette et sa conduite irrite ceux de l’ordre moral. Dans à peu près tous les domaines, Marie-Louise exagère. Sa vie s’entrecoupe de démonstrations de piété, qui surviennent comme par bourrasques. De nombreux amants lui sont prêtés et, dans son palais du Luxembourg, son entourage s’encombre de personnes intéressées. Elle s’éprend d’un aventurier, le chevalier de Riom, dont Saint-Simon assure qu’il ressemble « pas mal à un abcès ». Marie-Louise s’unit à lui en secret et pousse la transgression jusqu’à vouloir officialiser le mariage.

Au printemps 1719, la naissance d’un enfant qui, une fois de plus, ne survit pas, marque la princesse de 23 ans. Déjà, le corps libre et voluptueux s’est mué en un corps harassé, prisonnier d’une obésité hors de contrôle. En quelques mois, sa santé flanche définitivement et, le 21 juillet, la mort l’emporte, laissant le Régent « dans une affliction qui attendrirait un rocher », écrit sa grand-mère, Madame Palatine.