Famille - Parents et enfants
Guillaume de Lafont
1269. Cette année-là il eut à soutenir contre les Templiers de Ruou un procès, dont l'issue est restée inconnue, au sujet de troupeaux qu'ils faisaient paître dans les terres de l'évêché, à Flayosc. Sur l'ordre de l'évêque, qui sans doute ignorait l'existence de la servitude ou ne la croyait pas fondée, son bailli ayant capturéle bétail trouvé dans le pâturage, plainte est portée par les intéressés auprès du juge de Draguignan, lequel, par exploit du 17 octobre 1269, somme l'évêque de Fréjus de rendre aux Templiers les bêtes saisies, sous peine de comparaître devant son tribunal le samedi suivant (1). Nons ignorons quelle suite fut donnée à cette affaire ; mais il y a tout lieu de croire que les droits des Templiers, s'ils étaient fondés, furent reconnus par Guillaume de Lafont, dont le dévouement aux communautés religieuses de son diocèse n'était, ignoré de personne.
deux ans après, la chartreuse de la Verne eut été détruite par un incendie. Se rappelant qu'il avait porté lui-même l'habit monastique, il voulut venir en aide aux chartreux en leur procurant les ressourcés nécessaires pour relever leur monastère de ses ruines. Il fit donc appel à la charité du clergé et des fidèles par la circulaire suivante qu'il envoya, le 28"septembre 1271, aux prieurs et curés de son diocèse :