Famille - Parents et enfants

Jean de COSSA



Seigneurs de Grimaud - +

Gaspard 1 de COSSA
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imgJean de COSSA
1400 - 1476
 
Gaspard de COSSA   - 1484
Melkior de COSSA   - 1510
Léone de COSSA  1440 - 1480
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Baron de Grimaud, Seigneur de Marignane et de Gignac, Lieutenant général de provence, Grand sénéchal de Provence, Chevalier de l'Ordre du Croissant (1448), Grand Sénéchal de Sicile (1459)

Jean Cossa ou Giovanni Cossa, (1400-1476) est un baron d'origine napolitaine, lieutenant général de Provence et sénéchal du roi René d'Anjou et grand sénéchal de Provence. En 1433, la reine Jeanne II lui confie la charge de garde conservateur des forêts de la couronne de Naples. Le roi René, roi de Naples et héritier de Jeanne II, se battit de 1438 à 1442, sans succès, contre Alphonse V d'Aragon pour faire valoir ses droits. En 1441, le roi René d'Anjou, roi de Naples et de Sicile, lui donne la terre et la baronnie de Grimaud en Provence. Il lui abandonne les terres de Marignane et de Gignac.

En 1442, alors que le roi René es assiégé dans Naples par le roi d'Aragon, Jean Cossa, prend le commandement du "Castel Capuano", situé à Naples, afin de résister aux forces aragonaises. La ville est assiégée par les troupes d'Alphonse V. Le roi René ne voulant pas exposer Jean Cossa et ses proches, lui envoie un émissaire pour l’autoriser à livrer la citadelle de Naples contre dix mille pièces d’or.

La même année, arrivée en France, Jean Cossa, devient lieutenant général de Provence ainsi que sénéchal du roi René et Grand sénéchal de Provence. Il agrandit et embellit le château de Grimaud.

En 1447, Revenu en France, il assiste à l’assemblée réunie à Lyon pour faire cesser le schisme entre les deux papes et établir la pacification au sein de l'Église. L'année suivante, il est envoyé comme émissaire-ambassadeur à Rome pour négocier l'entente religieuse2.

En 1448, il devient chevalier de l'Ordre du Croissant. En 1453, avec le marquis de Montferrat, il est membre d'une ambassade auprès des Vénitiens. En 1459, il débarque à la tête d'une troupe, avec Jean de Calabre, fils du roi René, au royaume de Sicile. Il est nommé grand sénéchal de Sicile. En 1466, Jean Cossa accueille les ambassadeurs envoyés par les Catalans vers le roi René, pour lui offrir la couronne d'Aragon. En 1470, le roi René le nomme chambellan, et grand sénéchal et lieutenant de Provence.

En 1476, Jean Cossa meurt le 6 octobre 1476 à Tarascon. Ayant eu une dévotion particulière à Sainte-Marthe, il décida de se faire inhumer à l'entrée de la crypte en la Collégiale Royale Sainte-Marthe de Tarascon. Son tombeau sera réalisé par le sculpteur italien Francesco Laurana.

Giovanni teste le 15 septembre 1476 à Tarascon (395 E 120 p 140 Mtre Pierre Margoti). Il est alors totalement paralysé. Il meurt quelques jours plus tard et est enterré à l’église Sainte Marthe à Tarascon où l’on peut encore admirer son tombeau. Son gisant en armure porte le signe du croissant. On peut lire au-dessus le témoignage du roi René et de son fils Melkior : « Ici repose Jean de la maison de Cossa Comte de Troia et citoyen de Naples. Il abandonna sa patrie pour suivre la gloire du roi René auquel partout et toujours il demeura fidèle. La Provence dont il fut sénéchal, éprouva la douceur de son gouvernement. Et par sa valeur, il dompta le peuple de Ligurie. René lui éleva ce tombeau ainsi que Melkior, fils de cet illustre défunt. Que celui qui lit son épitaphe, lui souhaite un repos éternel Il mourut la 76e année les 6e mois et le 6e jour de sa vie. Et notre salut l’an 1476, le 5 des nones d’octobre. O digne témoignage de pitié.

Le second ordre du croissant, totalement distinct du précédent, fut fondé le 11 août 1448 à Angers par René d'Anjou dit le Bon, roi de Sicile et de Jérusalem, en l'honneur de saint Maurice. L'ambition de cet ordre était d'être d'un niveau de prestige comparable à celui de la Toison d'or, créé quelques années auparavant.

Nul ne pouvait y être reçu ni porter le croissant, « s'il n'était duc, prince, marquis, comte, vicomte ou issu d'ancienne chevalerie, et gentilhomme de ses quatre lignées, et que sa personne fut sans vilain cas de reproche ».

On comptait parmi les membres de ce nouvel ordre des personnages importants comme le duc de Milan Francesco Sforza ou encore le comte de Vaudémont Ferry II de Lorraine.

Les trente-six chevaliers formant l'ordre portaient un manteau de velours rouge cramoisi doublé de satin blanc, un mantelet de velours blanc, et un habit long de même couleur, sur le côté droit duquel était cousu un croissant d'or. Sur ce croissant était gravé le mot loz. Le vieux français loz, en style de rébus, voulait dire « loz en croissant », ?'est-à-dire qu'« en avançant en vertus, on mérite des louanges ».

Le collier de l'ordre était fait d'une chaîne d'or à trois rangs, à laquelle était suspendu, par trois chaînettes d'or, un croissant d'or également. On reconnaissait la valeur et la générosité des chevaliers, aux ferrets d'aiguillette d'or, correspondant au nombre de batailles ou sièges au cours desquels ils avaient combattu.

L'ordre du croissant ne survécut pas à son créateur René d'Anjou lui-même. Le pape Paul II, ennemi de René d'Anjou, le supprima par une bulle, vers l'année 1460

Armes de Jean de Cossa : D'argent, à trois bandes de sinople ; au chef de gueules chargé d'une cuisse et jambe humaines d'or ; l'écu entouré d'une bordure engrêlée de même