Famille - Parents et enfants
Amiel II de FOS
| Pons V de FOS 1100 - 1173 | Valpurge d AGOULT 1110 - 1164 |
![]() | Amiel II de FOS 1133 - 1202 |
|
Mabile de Fos 1170 - 1257 Roger de FOS 1185 - 1264 Bertrand de Fos 1185 - 1290 Roncelin de Fos 1198 - 1280 + |
Marquis de Fos, Seigneur de Hyères, Cuers et La Garde
1192 : le comte de Provence "Alphonse II " envoie des troupes pour attaquer par surprise le château d'Hyères. Prévenu, Amelin de
Fos" Amiel II de FOS," quitte Marseille et force les soldats du comte de Provence à se réfugier dans le château. Ildefonse Ier accourt
également mais se fait battre.
Amiel II de Fos , marquis de Fos, seigneur souverain d'Hyères, de la Garde et de Cuers, fils de Pons de Fos et de Walpurge d'Agoult combattit Guillaume de Porcellets coseigneur de Fos dans une guerre sanglante où il fut fait prisonnier. Un traité juré solennellement à Arles le 2 mars 1888 mit fin aux combats.
Amiel de Fos fut par ailleurs, alors qu'il était absent, attaqué dans ses possessions par Alphonse II roi d'Aragon et comte de Provence : accueillis sans méfiance par les habitants d'Hyères, lecomteet ses hommes s'emparèrent de la ville, qu'Amiel, revenu en hâte, put reprendre. En 1196 il fit hommage au comte de Provence pour certaines de ses possessions.
(H&G 1985 page 37 et suivantes).
En mai 1151, un serment de fidélité est fait par Guidon (IV) de Fos au comte de Provence Raymond Béranger IV de Barcelone, et à son neveu Béranger II le jeune. Dans cet hommage, Guidon de Foss engage pour lui et les siens à la souveraineté des dits comtes, et donne pour garantie toutes ses terres qu il engage pour 12 ans, ne pouvant payer une rançon qu on exigeait de lui, et pour garantie du présent traité, il fait intervenir Raymond Geoffroi de Marseille, Isnard de Rians, et Amiel (II) de Fos , ses parents qui se portent forts pour lui.
Guy de Fos, coseigneur de Fos, du consentement d Amiel II son frère aîné, vendit par acte du 8 mars 1180 la part qu il avait dans la seigneurie de Fos à Guillaume de Porcelet.
Depuis cette époque la seigneurie de Fos se trouvant possédée par les deux maisons de Fos et de Porcelet, ces seigneurs eurent un sceau commun entre eux où, d un coté, est empreinte lafigured un lion (armes de la maison de Fos), et de l autre un pourceau (armes de la maison de Porcelet),et autour on lit ces mots : Bulla dominorum castri de Fossis.
AMIEL II de FOS, titré marquis de Fos, seigneur souverain d Hyères, de Cuers et de la Garde, fit le 2 mars 1188, conjointement avec Guy de Fos, son frère, un traité de paix avecGuillaume de Porcelet, seigneur de Fos, après une guerre sanglante dans laquelle il avait été fait prisonnier. Ce traité fut juré solennellement sous le portail de la métropole d Arles, en présence de l archevêque de cette ville, de celui d Aix, et de plus de deux cents seigneurs et gentilshommes des deux partis. Cet acte fut scellé aux armes de Porcelet.*
Gui (le signataire du traité de 1151), Amiel (II) et leur frère Rostaing durent reconnaître que les Arlésiens possédaient des droits situés sur le domaine de Fos, et s'engager à les respecter. En outre, ils cédèrent aux Porcelet des parts de seigneurie qu'ils avaient à Aix.
Arles, Palais de l'archevêque, mars 1188 : Gui, Rostain et Amelh de Fos , qui a été capturé par les Porcelets, demandent la paix à Porcel et à Guilhemde Porcelets; Ils s'engagent à respecter les droits de cette famille sur le château de Fos et sur le village de Saint Geniès . Ils lui cèdent, en outre, le château d'Aix ; L'archevêque Gui de Fos se porte garant de ce traité et de la libération d'Amiel de Fos pour une somme de 20 000 sous. Raimond Jaufre, Barral vicomte de Marseille et Rostaing et Pons de Fos se présentent en tant quegarants de ce traité".
Toujours en 1188, Rostaing prêtait hommage à l'archevêque d'Arles pour les pêcheries du Pont Saint-Geniès et obtenait pour son fils Raimond Geoffroy (II) la main de Sibiende de Porcelet - mariage qui confirmait le protocole de paix - tandis que Guillaume de Porcelet devenait coseigneur de Fos.."
Amiel II fut attaqué dans ses possessions par Alphonse II, roi d Aragon, comte de Provence, qui lui disputait le droit de souveraineté ; mais il déploya tant de valeur dans cette circonstance qu il força ce prince à opérer sa retraite.
1196 : Amiel II de Fos , se rendit à Perpignan pour rendre hommage à «" Alphonse II marquis de Provence »". Il était accompagné par ses parents, Pons (peut-être son neveu, le supposé Pons VI, ou son petit neveu) et Gui, archevêque d'Aix. Amiel reconnaissait tenir du comte «" le tiers des castra d'Hyères, de Fos, de Bormes ... et tout ce qu'il possédait dans le castrum et la ville d Aix »", s'engageait à les lui rendre à toute réquisition, à l'aider contre tout ennemi y compris éventuellement contre ses parents ou amis. Il promettait aussi, «" pour lui et ses successeurs, de s'acquitter scrupuleusement, à perpétuité,des droits d'albergue, de cavalcade et de justice »". Par serment sur les saints Évangiles, il faisait hommage au comte de ces biens, reconnaissant à l'avance que toute infraction non réparée dans le délai de quarante jours les replacerait, de ce fait même, sous l'autoritédirecte du suzerain. Amiel reconnaissait encore tenir du comte les castra de La Garde, de Pierrefeu, et du Puget , promettant là aussi de s'acquitter des droits d'albergue, cavalcade et justice. Il offraitenfin à Alphonse la garantie de ses parents Gui et Pons de Fos qui signèrent l'acte à sa suite . Amiel agit ici en chef de famille et les biens dont il s'agit paraissent toujours en indivision.Toutefois, l'énumération de ces biens comporte deux listes distinctes :
* Une première liste concerne les castra d'Hyères, de Bormes, de Fos et d'Aix, regroupant ainsi tout ce qui provenait à l'origine du domaine public ou assimilé et avait constitué pour les Fos,dès le début ou assez tôt, l'essentiel de leurs biens ;
* La seconde liste comprend les castra de La Garde, de Pierrefeu et du Puget que l'on voit cités ici pour la première fois parmi les biens tenus par les Fos. Les territoires de Pierrefeu et du Puget, constitués de petits alleux, séparaient la seigneurie d'Hyères du domaine de Brignoles qui appartenait au comte. Pour les Fos, ces castra représentaient une excellente possibilité de défense au nord de leurs biens hyérois, et peut-être en avaient-ils pris le contrôle depuis plusieurs décennies, mais nous ne savons ni à quelle date précise ni comment cela s'est fait. Le cas de la Garde est également mystérieux ; à l'origine , ce castrum paraît se situer dans la mouvance des Marseille-Trets, seigneurs de Toulon. Or, après une longue inimitié, nous avons cru discerner, en 1164, un premier signe de détente entre les Marseille et les Fos, détente qui se confirmera au siècle suivant. Faut-il rapprocher de cette amélioration des relations entre les deux familles le rattachement de la Garde à la seigneurie hyéroise ?
Vers 1200/1205: Alphonse II s'était assuré du château et de la ville d'Hyères et les «" tenait pacifiquement en pleine juridiction, avec les îles, les terres, les dépendanceset lesdroits»". C'est alors qu'Amiel de Fos , son fils Roger , Raimond-Geoffroi (III) et Geoffroi-Irat (défini ici comme fils de Raimond-Geoffroi), «" levèrent une troupe de chevaliers et d'hommes d'armes, entrèrent dans la ville d'Hyères, et firent le siège de la forteresse dans laquelle se trouvaient les chevaliers et sergents du comte. Le siège ayant duré plusieurs semaines, Alphonse leva une armée pour aller au secours de ses hommes ; mais les seigneurs de Fos et les habitants d'Hyères, en armes et à l'abri des remparts, lui refusèrent l'entrée de laville et du château, privant ainsi par violence le comte des droits de propriété et de suzeraineté qu'il avait sur ces lieux »".
12 avril 1204, Amiel II concédait des droits seigneuriaux d'Hyères et de Fos à Botin, juif, citoyen marseillais, en garantie d'un prêt et l'année suivante, il empruntait 100 marcs d'argent fin(l'équivalent d'environ 5000 sous) à Raimond-Geoffroi deTrets, en lui laissant en garantie une terre de Brégançon.
Amiel de Fos épousa Catherine de Laidet , dame de la vallée de Sigoyer ou de la Durance, fille d'Arnou lII de Laidet, dernier mâle du nom et de Catherine de Lavena. Elle lui apporta les terres de Sigoyer les Tallard, tandis que sa soeur Alasie apportait à Irat, frère d'Amiel, les terres de Sigoyer Malpoil. De ce mariage sont issus les derniers marquis de Fos et les premiers vicomtes de Tallard "tombésen quenouille".
Enfants :
1. Raymond Geoffroi, marquis de Fos, seigneur d Hyères,
2. Guillaume de Fos, marquis de Fos, coseigneur d Hyères, dont la mort est mise, par l historien de Provence Nostradamus,sous la date de 1252. Il n eut pas d enfants.
3. Roger de Fos, qui continue la descendance,
4. Bertrand de Fos, seigneur de la Garde et de la Valette, qu il échangea avec Charles Ier, comte de Provence, contrecelles de Canet et Pierrefeu. On ignore s il a eu postérité ;
5. Guy de Fos, dont on ignore la destinée ;
6. Mabille de Fos, mariée au seigneur d AGOULT, baron de Sault.
Au début du 13ème siècle, la famille de Fos était en plein déclin, et vendait ses possessions par morceaux . Une partie de Hyères et Brégançon fut vendue à la ville de Marseille (1216), une partie de la seigneurie de Fos à la famille des Porcelets et à l'archevêque d'Arles (1235) qui devinrent alors coseigneurs de Fos.
En août 1223 , Amiel II de Fos, Bertrand de Fos, Guy de Fos, Mabile de Fos , enfants d Amiel , Geoffroi Irat, Guy Camerlenc, Guillaume seigneur de la Garde, et Pons de Fos (VII) confirment l aliénation des seigneuries d Hyères et de Brégançon faite par Raymond Geoffroi III, six ans auparavant, aux Marseillais.
En la même année, Geoffroi-Irat et Guillaume de la Garde vendirent à la communauté de Marseille leurs droits sur la seigneurie de Brégançon.
Le 21 août 1235 : Bertrand de Fos, ses soeurs Cécile, Huguette, enfants de feu Amiel II, nantis de la procuration de leur soeur Mabile, vendent à parts égales à l archevêqued Arles et à Bertrand Porcelet la totalité de leurs biens seigneuriaux de Fos pour la somme de 54 460 écus Raymond. En présence de Roger de Fos, Isnard d Entrevennes.
En 1257, Charles Ier d'Anjou, frère de Saint Louis, nouveau comte de Provence, revendiqua la possession de Hyères et des îles. Il exigea des seigneurs de Hyères, Roger Ier de Fos , son frère Bertrand de Fos, et leur soeur Mabille , qu'ils évacuent le château d'Hyères. A la suite d'une transaction, il obtint gain de cause mais céda en échange vingt-deux villes et villages, ainsi que la seigneurie de Bormes.
Mabille étant veuve en 1204, autorisa l'engagement que ses enfants Isnard et Raimond firent du château de saint Geniès au comte de Forcalquier. Elleconfirma en 1208 l'abandon fait par ses enfants au même comte des droits qu'ils avaient sur les châteaux de Simiane, Bonieulx, Gignac et le Revest .
"L an de l incarnation de Jésus-Christ 1257 (15ème indiction), le 18ème des calendes d octobre, qu il soit notoire à tous, présents et à venir, que des contestations s agitaient entre très excellent seigneur Charles, fils du roi de France, comte d Anjou, de Provence et de Forcalquier, et marquis de Provence, tant en son nom qu en celui de dameBéatrix, comtesse, son épouse, fille et héritière de feu seigneur Raymond-Béranger, comte et marquis de Provence et de Forcalquier, d une part ; Et le seigneur Roger d Hyères , Bertrand de Fos et la dame Mabile de Fos , enfants d Amelin de Fos , d autre part ; Sur ce que les susdits seigneurs de Fos Roger et Bertrand, et la dame Mabile disaient que Raymond Gassol, bailli du dit comte Charles dans le château d Hyères, leur avait fait ainsi qu à leurs parents des injures et dommages, en les dépouillant de certains droits qu ils ont, de temps immémorial, dans les tènements de Bormettes,Château Neuf de Fenouillet, Vieille Ville d Arenc et Rogurta, et autres biens dans le territoire d Hyères, etc. C est pourquoi ils demandaient réparation et restitution de ce dont ils avaient été dépouillés.
Et au contraire, Séverin de Nice, jurisconsulte, procureur du comte et de la comtesse, prétendait que cette restitution ne devait pas avoir lieu, parce que les tènements susdits appartenaient par moitié au seigneur Comte ; qu ils n avaient aucun droits sur les choses susdites et qu aucune restitution ne devaient leur être faite ; au contraire le dit procureur, au nom du comte et de la comtesse, prétendait, pour tout le droit qu ils pouvaient avoir dans le château d Hyères et ses dépendances, contre les seigneurs Roger, Bertrand et Mabile, et aussi contre la dame Huguette et Geoffroi Irat, que le château d Hyères , avec la ville, son territoire, les îles de la mer, leurs terres et appartenances, en pleine juridiction et en tous droits, avaient appartenu aux prédécesseurs de ladite comtesse ; que le seigneur Ildephonse, comte de Provence, et le seigneur Ildefonse, roi d Aragon, ayeuls de la Comtesse, en avaient joui paisiblement, ainsi que Raymond Béranger, Comte et Marquis de Provence, père de la dite Comtesse, auquel elle avait succédé, comme son héritière ; c est pourquoi le château d Hyères appartenait, par droit d héritage, à la dite Comtesseet à son époux le Comte Charles, auquel elle l avait apporté en dot. Le dit procureur disait encore que, comme le comte Ildefonse tenait paisiblement le château d Hyères, le seigneur Amiel de Fos , ses enfants, et Raymond Geoffroi et Geoffroi Irat, son fils, vinrent l y attaquer avec des hommes armés, assiégèrent la forteresse, battirent même le comte Ildefonse, et le dépouillèrent violemment de la possession du château d Hyères, de la ville et de ses dépendances ; c est pourquoi le dit procureur demandait qu il fut ordonné queRoger, Bertrand et Mabile, Huguette et Geoffroi Irat fussent privés de tous droits non seulement sur le château d Hyères, la ville et leurs dépendances, mais encore sur toutes les autres choses qu ilstenaient dans le comté de Provence, qu il disaitêtre tombées en commis entre les mains du Comte et de la Comtesse, à cause de l offense faite à Ildefonse. Roger et Bertrand répondaient que cela ne devoit pas avoir lieu.
Sur ces contestations, le Comte du consentement de Roger, de Bertrand de Fos et de Geoffroi Irat, avait établi Pierre, évêque de Nice, et Robert de Lavéna, professeur de droit, pour examiner l affaireet en faire le rapport à la Cour du Comte ou à tout autre Cour Royale, à l abri de tout soupçon, pour être ordonné ce que de droit.
Les susdits Roger, Bertrand, et Mabile implorèrent miséricorde et demandèrent humblement qu il fut fait entre eux un accord et non un jugement. Le Comte et la Comtesse accédèrent à leurs prières et à celles de plusieurs autres seigneurs, et spécialement des évêques de Fréjus et de Nice, de Rostaing d Agoult, de Robert de Lavéna, d Arnaud deVilleneuve ;bien que le droit du comte et de la comtesse fut démontré, et spécialement au sujet de l expulsion par violence du comte Ildefonse du château d Hyères ; et tout dès l aveu des dits seigneurs Roger et Bertrand de Fos, que d après le témoignage de témoins produits par les deux parties ; par l intervention des dits évêques et seigneurs, du consentementde chaque partie, avec les dits Roger et Bertrand de Fos, frères, et les dits procureurs de la dame Mabile, sont convenus avec le dit seigneur comte et la dame comtesse, de cette façon, savoir :
«" Le château d Hyères , la forteresse, la ville, les territoires et les îles, avec toutes leurs appartenances de terre et de mer et la pleine juridiction et seigneuriedes hommes, pour deux parts que les dits Roger, Bertrand et Mabile avaient ou paraissaient avoir sur le dit château, seraient remis aux dits seigneurs Comte et Comtesse, pour en jouir et les posséder, eux et leurs héritiers en plein droit ; que les dits Roger, Bertrand et Mabile de Fos dégageront tous les nobles et autres hommes du dit château du serment de fidélité et hommage dont ils étaient tenus envers eux, de tellesorte qu à lils en seront tenu envers le dit Comte et la dame Comtesse et leurs héritiers ; cependant, avant que le château et la ville soient restitués au seigneur Comte et à la dame Comtesse, ilsdonneront et départiront savoir, aux seigneurs Roger et Bertrand de Fos, et à la dame Mabile, telle terre ayant pleine seigneurie qui vaille, chaque année,10.000 sous provençaux en revenus ; savoirau seigneur Roger de Fos, cinq mille sous provençaux, et à la dame Mabile 125 livres provençales, et au seigneur Bertrand de Fos 125 livres provençales ; et ainsi la tiendront librement lesdits Roger, Bertrand et Mabile de Fos,sous la dominie etseigneurie des dits seigneurs Comte et Comtesse et leurs héritiers, comme ils tenaient le château d Hyères, c'est-à-dire, de faire pour les terres qui leur seront données, foi ethommage, de servirles cavalcades, donner secours en plaids et en guerre. Ils auront cependant pleine juridiction, avec le mère et mixte empire et toute seigneurie sur les dites terres. Et en outre le Comte et la Comtesse seront tenus dedonner aux dits Roger, Bertrand et Mabile de Fos, en argent comptant, 1.500 livres provençales à partager entre eux, en déduisant des 1.500 livres les quantités et contingent revenant à Geoffroi Irat età la dame Huguette, pour les portions ou la juridiction qu ils avaient dans le dit château et son territoire.
De plus, le seigneur Comte et la dame Comtesse ont remis à Roger, Bertrand et Mabile de Fos, toute offense faite aux seigneurs Ildefonse ou Raymond Béranger à quelqu occasion que ce fut ; ils leur ont remis également toute offense que les hommes nobles ou militaires auraient faite aux dits seigneurs Comtes.
Le dit seigneur Comte et la dame Comtesse ont promis que les nobles et militaires d Hyères seraient maintenus dans les mêmes franchises que les autres nobles et militaires de Provence.
Ont également promis les dits Comte et Comtesse aux dits Roger, Bertrand et Mabile de Fos, et aux fils de la dame Mabile, que s ils ne pouvaient donner les dites possessions dont ils puissent avoir les 10.000 sous susdits, ilsdevront, pour ce qui manquerait aux revenus, donner pour chaque sou une livre, desquelles sommes ils pourront acheter des possessions ou revenus ou châteaux ou juridictions ou fiefs, ou arrière-fiefs ou seigneuries desdits Comte etComtesse, jusqu à la quantité qui aurait du leur être donnée en argent ; sans avoir pour ces acquisitions à payer aucun droit de lods ou trezain, etc.
Fait dans le palais du seigneur Comte, à Tarascon, dans la grande salle, en présence et témoignage du seigneur B…?, évêque de Fréjus, de Guillaume Antoine, prévôtde Fréjus, et de dix sept autres témoins nobles et chevaliers, et du notaire Gasel de Marseille, qui signa la dite charte de son seing"