Famille - Parents et enfants

Etiennette de PROVENCE de Rodez



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+Gerberge de Provence
1060 - 1118
imgEtiennette de PROVENCE de Rodez
1100 - 1160
 
Hugues II des Baux  1120 - 1179
Bertrand Ier DES BAUX  1130 - 1181
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Etiennette de Rodez , fille cadette de Gilbert vicomte de Milhaud et du Carlat et de Gerberge comtesse de Provence , fut mariée avec Raymond Raimbaud des Baux vers l'an 1110. Son père et sa mère la dotèrent en la mariant d'un grand nombre de terres en Provence. Elles sont au nombre d'environ 80 et on les appelle " terres baussenques" . Sa soeur ainée, Douce, qui avait épousé Raymond Bérenger, comte de Barcelone (veuf de la fille du Cid) fut héritière du Comté de Provence.

Etiennette et son mari ne se contentèrent pas de la dot réservée à la cadette, et formèrent dans la suite de plus grandes prétentions sur le comté de Provence , qui donnèrent lieu à de longues guerres, vers l'an 1140, dites "Guerres Baussenques" (* note) , entre la Maison des Baux et Bérenger Raimond fils de Douce de Rodez comtesse de Provence, soeur ainée d'Etiennette. Toute la noblesse du pays se partagea et prit parti suivant son inclination, et le comte de Toulouse même et Roger Bernard comte de Foix s'en mêlèrent et soutinrent la Maison des Baux. Mais enfin, soit que le droit de Douce fut meilleur parce qu'elle était l'ainée et qu'il fut établi sur des conventions, soit que les sires des Baux ne furent pas assez puissants pour résister aux comtes de Barcelone qui étaient en possession du comté de Provence dès l'an 1112, Raimond des Baux après avoir perdu Alfonse Jourdain comte de Toulouse, le plus puissant de ses alliés, prit le parti d'aller à Barcelone en 1148 et de se soumettre à Raimond Bérenger oncle et tuteur du jeune comte de Provence dont le père Bérenger Raimond avait été tué par des pirates génois partisans du sire es Baux dans le port de Melgueil en 1144. Il commença par lui rendre hommage pour la forteresse de Trinquetaille les Arles de la même manière qu'il l'avait rendu au père et à la mère du jeune comte ; mais avant que les choses fussent réglées, le sire des Baux étant mort de maladie à la cour de Barcelone, le comte se transporta en Provence, où la princesse Etiennette et ses enfants se soumirent à lui et promirent d'en passer par la décision des barons de sa cour. Ce traité fut donc arrêté par les seigneurs de la suite du comte de la manière suivante : Etiennette et ses enfants lui cédèrent et à ses successeurs tous les droits qu'ils prétendaient sur le comté de Provence, lui rendirent hommage, et prétèrent serment de fidélité pour le château de Trinquetaille et les autres qu'ils avaient dans la Province, renoncèrent à tous les nouveaux subsides qu'ils avaient imposés depuis la mort du comte Gerbert, lui abandonnèrent la mouvance de Rostain Alfant et des châteaux de Meirargues, Trans, Codolet , Lesdignan et Aix et de tous ceux qu'ils avaient dans la ville et le territoire de Berre, promirent de ne faire aucune fortification, ni aucune peuplade à Méjanes, et de laisser ce lieu dans le même état où il était lorsque le père du comte le vendit à Raimond des Baux, rendirent les Condaminesde Gazéro qui avaient appartenus au comte Gerbert, et remirent le serment de fidélité à tous ceux de qui ils l'avaient reçu à cause du comté de Provence, jurèrent de remettre au comte et à ses successeurs toutes les fois qu'ils en seraient requis, le château de Portaldosa ; reconnurent qu'il avait droit d'albergue dans leur nouveau bourg d'Arles et dans leurs autres terres, excepté dans les maisons des chevaliers et des marchands, et lui rendirent la Camargue, que leur père avait eue en engagement de Bérenger Raimond frère du comte pour 130 marcs d'argent, et lui donnèrent en outre la somme de 4000 sols pour le dédommager des logements qu'ils avaient pris en Provence ; promirent de faire cesser tous actes d'hostilité avec les partisans du comte et qu'au moindre tort qu'il leur serait fait, ils y remédieraient dans quarante jours, après qu'il en auraient été avertis. et que si dans ce temps il n'avaient satisfait, Hugues de Baux se mettrait en otage dans son château deTrinquetaille jusqu'à ce que le tout fut réparé à la satisfaction du comte. Enfin ils promirent de l'aider envers tous et contre tous. Ce traité de paix fut conclu dans la ville d'Arles au mois de septembre de l'an 1152 , et signé par Etiennette et ses quatre fils, par Guillaume Raimond sénéchal, Arnaud de Lers, Guillaume de Moncade, Pons de Cervière, Bernard de Beaulieu, Pierre Bertrand de Beaulieu, Guillaume de Châteaurenard, Rostain de Tarascon, Porcellet, Bertrand Raimbauld de Simiane et Guirand de Simiane. Etiennette assista à un âge très avancé, au mariage de Garsende, comtesse de Forcalquier, avec Alfonse comte de Provence en 1193. H de Barrault :"des circonstances particulières favorisèrent l'essor de la poésie dans le Rouergue : le mariage de Gilbert, fils de Bérenger II, cinquième vicomte de Millau, et de Gerberge d'Arles,héritière du comté de Provence, annexa, pendant un siècle et demi, la vicomté de Millau à la Provence : ce fut une des causes qui répandirent le gout de la poésie en Rouergue...Les vicomtes de Millau en montant sur le trône de Provence où florissait alors la poésie devinrent les protecteurs des poètes et surent les attirer. Issue du mariage de Gilbert et de Gerberge, Stéphanie (Etiennette) fut au nombre des dames illustres de son siècle par sa beauté et par son gout pour les lettres..."