Famille - Parents et enfants
Guillaume IV DES BAUX
| Bertrand Ier DES BAUX 1130 - 1181 | Thiburge II d ORANGE 1130 - 1198 |
![]() | Guillaume IV DES BAUX 1176 - 1218 |
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Tiburgette des Baux 1195 - Raymond Ier DES BAUX-ORANGE 1202 - 1282 + |
Guillaume est le fils de Bertrand des Baux , le premier prince d'Orange, et de Thiberge de Sarenom , tous deux poètes et troubadours . En 1215 (ou 1214), à Metz quand Frédéric II souhaite affirmer son pouvoir en Provence, Guillaume reçoit le Royaume d'Arles et de Bourgogne ce qui signifie probablement la vice-royauté de ce royaume . Opportuniste, il soutient le pape et la croisade de Simon de Montfort contre son rival le comte de Toulouse et marquis de Provence Raymond VI, mais fait prisonnier par les Avignonais, les fidèles alliés de Raymond, il connait une mort malheureuse en étant égorgé, ou, selon d'autres sources, écorché vif et découpé en morceaux. Inventaire Chronologique Et Analytique Des Chartes De La Maison De Baux N°° 84 : 9 octobre 1184 : l empereur Frédéric, reconnaissant des services qui lui furent rendus par Bertrand Ier des Baux et ses frères, accorde à ses fils Guillaume , Bertrand et Hugues, l autorisation de battre monnaie dans la ville d Orange, et d en garder le produit, le droit de porter leurs enseignes des Alpes jusques au Rhône, et de l Isère à la mer, privilège qui leur fut donné par l empereur Conrad son aïeul ; il ratifie la donation de Villeneuve, qui leur fut faite par Giraud Adhémar, y compris l immunité dont jouissent les habitants de cette ville d être dispensés de payer certains droits curiaux tels que l albergue, et l exonération pour les hommes de leurs domaines de tout nouveau péage sur terre, ou sur eau donnée à Pavie https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Ier_des_Baux-Orange Guillaume, deuxième prince d'Orange , possède la moitié de la principauté d'Orange, l'autre moitié appartenant aux chevaliers de Saint jean de Jérusalem. Ilest confirmé dans ses titres en 1181 par l'empereur Frédéric Barberousse ; le 8 janvier 1215 l'empereur Frédéric, renouvelle le privilège que son aïeul avait déjà accordé aux Baux en 1178, et donne aux trois fils de Bertrand : Hugues, Bertrand et Guillaume le droit de battre monnaie à Orange et de porter leurs enseignes déployées des Alpes au Rhône et de l'Isère à la Mediterranée. Son père et lui furent les premiers à s'intituler prince d'Orange . Il semble s'être approprié la figure du héros épique Guillaume d'Orange , dont le rayonnement auprès de l'aristocratie méridionale est alors immense. Le motif héraldique qu'adopte Guillaume vers 1184-1193 est le cornet qui figure sur l'écu et la housse du cheval du cavalier . Ce cornet constitue une référence explicite de la légende de Guillaume d'Orange . Par le nom et par les armes, il se pose en continuateur de la figure épique. En mars 1203, Guillaume des Baux règle avec son cousin Rambaud dernier représentant de la Maison d'Adhémar, la délimitation de leurs parts respectives de la principauté, et jure sur les saintsEvangiles de n'attenter à la vie ni de Rambaud ni de ses héritiers. Ses relations, à cette époque, étaient excellentes avec les princes d'Aragon : il est témoin à Montpellier en 1204, avec son frères Hugues, du mariage du roi Pierre d'Aragon avec Marie de Montpellier, ainsi que des dispositions testamentaires de ce roi et de son frère Alphonse d'Aragon. Il en était de même avec Raymond comte de Toulouse: il assiste le 1er décembre 1202 comme témoin à l'acte par lequel Raymond cède la ville de Saint Paul trois Châteaux à son évêque. Mais ces relations se refroidirent lors des troubles causés dans tout le Midi par la guerre des Albigeois. Guillaume des Baux embrassa le parti des croisés catholiques, sans doute parce qu'il le crut le plus favorable à ses intérêts, car lorsqu'après la bataille de Muret en 1213, Raymond de Toulouse se vit dépouillé de son comté de Toulouse et du Marquisat de Provence, Guillaume des Baux, feignant d'exécuter un ordre du pape, mit la main sur le marquisat. Mais le pape Innocent III lui enjoignit de lerendre à son légat afin de ne pas préjuger de son attribution ultérieure. Déçu lorsque ce marquisat est attribué au fils de Raymond de Toulouse, mais dissimulant sa déception Guillaume prend en Provence la tête de la coalition des seigneurs catholiques. Mal lui en prit, car il tombe à Avignon entre les mains des hérétiques , qui l'écorchent vif, en 1218 , année où Simon de Montfort chef de la croisade catholique est lui même tué à Toulouse qu'il essayait de reprendre. Un historien du temps fait mention de la mort tragique de Guillaume, et dit qu'ayant été pris par les avignonnais à qui il faisait la guerre, ils l'écorchèrent vif et le coupèrent par morceaux . On a encore un Bref du Pape Honorius III daté de la troisième année de son pontificat (1219) qui ordonne à tous les fidèles de courre sus aux Toulousains, aux Avignonnais, à Raimond comte de Toulouse, à son fils, aux comtes de Foix et de Comminges et à leurs enfants, pour avoir tué et mis en pièces le Prince d'Orange. Pour faire cesser l'anarchie en Provence, et y assurer sa prépondérance, Frédéric II avait songé, en 1215, à y créer des vice-rois à sa dévotion. L'un d'eux était Guillaume d'Orange, auquel, de Metz, le 8 janvier 1215, il avait concédé le Royaume de Vienne et d'Arles, à cause des nombreux et des grands services rendus à sa famille, et de ceux que lui ou ses successeurs pourront lui rendre à l'avenir, avec promesse de le faire couronner. Ce ne fut, du reste, qu'une démonstration, et à cette royauté théorique, Raymond Ier et Raymond II co-princes d'Orange, renoncèrent en 1257, en faveur de Charles d'Anjou comte de Provence. En 1221, Hugues de Marseille et Bertrand de Berre, frères de Guillaume d'Orange, demandent au pape, en réparation des dommages éprouvés par leurs neveux, l'envoi d'un légat spécial en Provence, pour les protéger. Le pape Honorius se contente de leur envoyer 1100 marcs. Mais à leur demande, il épure le collège des chanoines de Courthezon, en éliminant tous ceux qu'ils suspectent de relations avec les gens d'Avignon. "Il fit, du consentement de sa mère des libéralités à l'église d'Orange en 1184, et fut témoin avec Hugues son frère, Bernard de Durefort, Rostain de Sabran,etc... à un traité de 1202, par lequel Bertrand de Pierrelate, évêque de Saint Paul promit de servir Raimond comte de Toulouse en plaids et en guerre, et se déclara son vassal et homme lige. Il fut un des arbitres qui acommodèrent la même année Guillaume comte de Forcalquier avec ses vassaux. Guillaume des Baux transigea avec Rambaud son cousin sur les droits qu'ils avaient l'un et l'autre dans la principauté d'Orange,par la mediationd'Hugues Florent,qui fut depuis évêque d'Orange, et de trois seigneurs du Venaissin, par un acte solennel passé dans l'église cathédrale en présence de plusieurs gentilshommes du pays au mois demars 1203. Ayant eu depuis des démélés sur le même sujet avec Martin d'Audos grand prieur de saint Gilles qui était aux droits de Thiburge et de Rambaud, il passa une nouvelle transaction confirmative de la précédente par l'arbitrage de Giraud Amic (Sabran) le VI des calendes d'octobre 1215, dans l'église d'Orange, en présence des commandeurs de Saint Gilles, de Trinquetailles, de Viviers , de valence, d'Avignon, de Pernes, d'Orange, de Sainte Cécile, de Poet Laval, de Roussillon, de Montélimar, de Manas,de Champmoyen etc.. d'un grand concours de seigneurs du voisinage, par laquelle il fut convenu entre autres articles, qu'il jouirait seul dela juridiction d'Orange. Il accorda, le 18 juin 1209, toute sorte d'exceptions dans l'étendue de ses terres aux églises et moines des provinces de Vienne, d'Arles, de Narbonne, d'Auch, de Bordeaux et de Bourges, et jura de ne rien prendre de la dépouille de l'évêque et du recteur d'Orange lors de leur mort, de ne se point mêler de leur élection et de rendre aux églises tous les droits qu'il pouvait avoir usurpés, de les protéger, et défendre envers et contre tous. Ces magnifiques engagements n'étaient pas tout à fait libres. Guillaume les contracta étant à Saint Gilles à la suite du comte de Toulouse, par l'ordre du légat Milon, qui exerçait à l'occasion de l'hérésie des Albigeois une autorité sans bornes dans ce pays là, et qui, non content du serment du prince d'Orange, voulut avoir sûreté de ses promesses et de la soumission des autres seigneurs qui habitaient de l'autre côté du Rhône, pour celle des enfants de Rostain de Sabran, pour Guillaume et Bertrand de Laudun, dont les terres étaient à la droite de ce fleuve, les châteaux de Vitrolles, Montmirat, Clémensane, Lançon en Provence, que le légat Milon mit sous sa main. Il fait un traité avec le comte de Toulouse dans le palais de saint Gilles le 12 juillet 1210 par lequel il lui cède le château de Vaqueiras et au moyen de cet abandon, le comte lui pardonne tous les torts qu'il avait reçus de lui et de ses alliés, et lui donne le château d'Uchaux et tous les droits qu'il avait dans les deux Barbaras ancien et nouveau, à Frigolet, à Tulette et à Courthelon sous la foi et l'hommage, en présence du comte Baudoin, de Pons Bermond,deDragonet de Montdragon, de Giraud Amic, de P. de Villaros, de L Geoffroy et de P Guillaume du Barroulx." Il fut marié deux fois : 1 -avec Ermengarde de Sabran fille de Guillaume connétable de Toulouse, dont le fils Rostaing de Sabran aussi connétable du comte de Toulouse avait épousé Almodis des Baux soeur du prince d'Orange. Il se sépara d'elle en novembre1204, à Valréas, à cause de leur degré de parenté ; 2-la deuxième fois avec Alix Eloy , dont le fils Guillaume sera à l'origine du rameau de Courthezon . La cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth , est une ancienne cathédrale catholique romaine située à Orange dans le Vaucluse. Elle est consacrée le 26 octobre 1208 en présence du prince Guillaume des Baux . Ce premier édifice qui servait aussi de lieu réunion pour les assemblées générales de la Principauté sera très remanié au cours des siècles. Les différentes reprises architecturales illustrent l'histoire de l'Église orangeoise. Après avoir été saccagé par les Huguenots en 1561, elle est restaurée au début du 17ème siècle conformément au plan primitif semblable à celui de Saint Paul Trois Châteaux. Temple de la déesse Raison sous la Révolution, elle est rendue au culte catholique. On l'orna au 19ème siècle de fresques et de vitraux tandis que le porche oriental fut reconstruit en style néo-classique.