Famille - Parents et enfants
Éléonore de GENÈVE
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![]() | Éléonore de GENÈVE 1264 - 1299 |
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Raimon IV des BAUX - 1340 + |
Eléonore est la fille d'Henri de Genève, descendant des comtes de Genève. Le comté de Genève , parfois improprement appelé comté de Genevois , désigne une principauté du Saint-Empire. Son territoire s'étendait aux terres autour de la cité de Genève, correspondant approximativement au canton suisse homonyme et à la province historique du Genevois en Haute-Savoie (France). Le comté disparait suite à son achat, en 1401, par le comte voisin, Amédée VIII de Savoie. En 1074 l empereur Henri IV confie le pays d Annecy au comte de Genève. Aymon Ier est en conflit avec l évêque de Genève pour le contrôle de la ville. Le prélat excommunie le comte et celui-ci pour faire lever la sanction consent à la perte de Genève par l accord de Seyssel (1124) : le comte ne possède plus dans sa capitale que le château du Bourg de Four. Le comte Amédée Ier doit s installer à Annecy, où s élèvera le château des comtes de Genève. Il y établit sa capitale politique, au bord du lac. L'installation définitive date de 1219 avec l'installation des ateliers monétaires. Annecy devient ainsi résidence des comtes de Genève puis des comtes de Savoie . La maison de Genève , ou Géroldiens (nom donné par certains généalogistes en raison de son premier ancêtre mentionné Gérold ), est une puissante famille seigneuriale apparue vers le début du XI e siècle et détenant le titre comtal de Genève, comes gebennensis .. Cette famille émerge au début de l'an mil quasiment au même moment que les autres grandes familles comtales, de ce que les historiens nomment le Rhône moyen, dans l'ancien royaume de Bourgogne, avec les Humbertiens futurs Savoie, les Guigonides ou d'Albon, qui prendront le titre de «" Dauphin »", les Valences et les Forez. Au début du XI°° siècle le roi de Bourgogne Rodolphe III investit comme comte de Genève un certain Gerold ( peut-être un parent) : Gérold ( ou Géraud) de Genève , est le premier personnage qui porte le titre de comte de Genève , au milieu du XIe siècle. Gérold de Genève est le petit neveu de Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne par sa mère Berthe, dont la mère, Mathilde était la fille de Conrad x Mathilde de France, et la soeur de Rodolphe III de Bourgogne, parfois dit «" Le Pieux »" ou «" Le Fainéant »", dernier roi de Bourgogne. (http://thierryhelene.bianco.free.fr/drupal/?q=node/134 ) Dix-sept de ses descendants règneront sur le comté de Genève. Suivant une tradition courante et bien établie au XIV e siècle, les comtes de Genève prétendaient descendre d'Olivier, compagnon de Roland, dont le père Reynier aurait été un des premiers titulaires du comté. L'empereur Charles IV à lui-même reconnu cette illustre origine dans un diplôme de 1360 en faveur d'Amédée III (Duparc ). La famille qui domine le comté de Genève, rivale de la maison de Savoie, s'éteignit en ligne masculine en 1394, après avoir donné dix-sept comtes. Les possessions de cette Maison étaient situées principalement dans le diocèse de Genève, du lac Léman au lac du Bourget, mais aussi dans les Pays de Vaud et de Gex. La famille de Genève y détenait une vingtaine de châteaux. Le comte Aymon I er de Genève , petit-fils de Giraud, domina le comté de Genève durant son règne, toutefois son pouvoir sur la cité de Genève fut remis en cause. En effet, le pouvoir comtal à cette période rivalise avec les ecclésiastiques pour les nominations religieuses. Le comte de Genève doit alors s'opposer à l'évêque de la cité, Humbert de Grammont. Ce dernier finit par excommunier le comte et lui imposer le traité de Seyssel de 1124. Ce traité prévoyait en effet l'abandon des prétentions temporelles du comte sur la ville de Genève au profit de l'évêque. Le comte ne gardait plus que le château du Bourg-de-Four. Bienfaiteurs d'abbayes et de prieurés , les Genève étendent aussi leur influence en faisant accéder des membres de leur famille à des dignités ecclésiastiques et à l'épiscopat dans les régions alpines et rhodaniennes (Saint-Jean-de-Maurienne, Die, Viviers, Valence) et en France (Langres, Toul). les G. ont construit un château au Bourg-de-Four, mais, après une longue série de conflits avec les évêques Humbert de Grammont et Arducius de Faucigny, ils doiventreconnaitre la prépondérance épiscopale, par les traités de Seyssel (1124), Saint-Simon (1156), Aix-les-Bains (1184) et Desingy (1219). Les comtes de G. sont ensuite confrontés à l'expansion de la maison de Savoie . Au XIIIe s., Pierre II de Savoie se rend maitre de la plus grande partie du Pays de Vaud. Dès 1250, lesG. ne possèdent plus rien au nord du Léman. Ils perdent le château du Bourg-de-Four et leurs droits sur divers villages de la campagne genevoise qu'ils doivent céder au prieuré de Saint-Victor. L'encerclement territorial des G. se poursuit après l'acquisition par les Savoie du Pays de Gex (1353) et du Faucigny (1355). Les comtes de G. prennent part aux guerres féodales du XIVe s., tout d'abord alliés aux Faucigny et aux dauphins du Viennois , contre les Savoie qui les attirent ensuite dans leur camp et obtiennent qu'ils s'en reconnaissent les vassaux (1358). Petit à petit, les G. vont se replier sur Annecy, au centre de leurs principales possessions. Délaissant leur résidence initiale du manoir de Novel, les comtes agrandissent le château d'Annecy qu'ils transforment en une puissante forteresse, siège de la cour et du gouvernement. Une centralisation institutionnelle est mise en oeuvre sous Amédée II (1280-1308), Guillaume III (1308-1320), mari d'Agnès de Savoie, et Amédée III (1320-1367) qui épouse Mahaut de Boulogne. En 1356, Amédée III obtient de l'empereur Charles IV - en dépit de l'opposition de l'évêque de G. Alamand de Saint-Jeoire - le droit de battre monnaie dans son atelier du palais de l'Isle à Annecy. Sans atteindre à l'éclat des autres Etats régionaux, comme la Savoie ou le Dauphiné, ce qu'on commence à appeler le Genevois tient un rang honorable au XIVe s. Comprenant une trentaine de mandements, ou châtellenies, le comté s'étend dans l'avant-pays haut-savoyard, des portes de G. aux abords du lac du Bourget, entre le Rhône et les Préalpes. Il est composé de petites régions naturelles: Semine et val des Usses, plateau de la Borne, pays de Thônes, bassin et cluse d'Annecy, Albanais, semés de villes et bourgs: Château-Gaillard, La Roche, Thônes, Cruseilles, Chaumont, Seyssel, Alby, Rumilly. Les cinq fils d'Amédée III se succèderont à la tête du comté jusqu'en 1394: Aimon III, Amédée IV, Jean, Pierre et Robert, futur antipape Clément VII . A sa mort en 1394, le comté échoit à Humbert de Thoire-Villars, neveu de Pierre de G., qui règne jusqu'en 1400, puis à Odon de Thoire, son oncle qui vend ses droits pour 45 000 francs d'or, à Amédée VIII de Savoie en 1401. De 1401 à 1424, au prix de nombreux procès et luttes, Amédée VIII réussit à racheter tous les droits des prétendants à l'héritage des comtes de G. Désormais le Genevois forme un apanage pour des cadets de la maison de Savoie.