Famille - Parents et enfants

Constance de France CAPET



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Louis VI le Gros Roi de France
1081 - 1137
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imgConstance de France CAPET
1124 - 1190
 
Raymond VI de TOULOUSE  1157 - 1222
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Constance est la fille de Louis VI de France et d'Adèle de Savoie, née vers 1124 et morte en 1180. De par sa mère elle est aussi unecarolingienne et une bosonide. En 1140, elle fait un premier mariage avec Eustache de Blois, roi associé d'Angleterre (†?1153). En 1154, elle fait un deuxième mariage avec Raymond V de Toulouse (†? 1194), dont elle eut quatre enfants. Le Roi de France Louis VII de retour de St Jacques de Compostelle, de passage à Toulouse, donna en mariage sa soeur Constance, veuve d'Eustache de Boulogne, à son hôte Raymond V Comte de Toulouse. Il s'agissait d'unmariage conclu pour des raisons politiques pour sceller une union dirigée contre l'Angleterre d'Henri II Plantagenet qui menaçait le comté. Constance et Raymond vivront un dizaine d'année ensemble. Elle lui donnera un premier enfant Raymond qui naîtra à Saint Gilles la terre bien aimée de la dynastie comtale. Constance était de 10 ans plus âgée que Raymond et veuve d'Eustache de Blois fils du roi d'Angleterre Etienne de Blois . Par ce mariage, Raymond V cherchait l'appui du roi de France contre les ambitions d'Henri II d'Angleterre, animées par la femme de celui-ci Aliénor d'Aquitaine. De par sa naissance princière,Constance sera l'une des seules comtesses de Toulouse à jouer un rôle effectif dans les affaires du comté. Elle servira bien entendu d'ambassadeur auprès de son frère Louis VII, pour défendre la cause toulousaine face aux ambitions d'Henri II, mais on trouvera également sa signature sur nombre d'actes passés dans la région de Mauguio, ce qui témoigne d'un rôle actif aux côtés de son mari. Elle assiste personnellement au concile de Lombers qui condamne les cathares comme hérétiques en 1165. Raymond V ne partageait pas l'intolérance de sa femme vis à vis des questions religieuses; Il lui dira un jour : " les princes du nord d'où vous veniez, Madame, sont accoutumés àopprimer leurs peuples et n'y sont point aimés" ..Depuis 1164, les relations entre les deux époux s'étaient dégradées ; Constance d'un naturel morose, austère, détestantla gaieté et la frivolité de son mari, est délaissée par celui-ci. Détenue en semi captivité, elle ne peut plus voir ses amis, n'a plus de ressources. Elle réussit à s'enfuir deToulouse durant l'été 1165. De retour à Paris, auprès de la famille royale, elle assiste au baptême du jeune Philippe Auguste dont elle sera la marraine. Le Comte de Toulouse va la répudier avec l'autorisation de l'antipape Pascal III. La politique en est la raison. Ils se séparent en 1165. Constance qui dut quitter Toulouse pour se réfugier auprès de son frère jugera que cette séparation forcée est nulle et non advenue, qu'elle reste toujours l'épouse du Comte de Toulouse. Dans ses actes et sur son sceau elle gardera les titres de Comtesse de Toulouse, Comtesse de Saint Gilles . Dans une lettre qu'elle écrivit à son frère Louis VII de France après sa répudiation, elle dit : «" J'ai quitté ma demeure et me suis rendue dans un village en lamaison d'un certain chevalier car je n'avais ni de quoi manger ni de quoi donner à mes serviteurs. Le comte n'a aucun soin de moi et ne fournit rien de ses domaines pour mes besoins. »". Les consuls deToulouse, qui l'appréciaient, demanderont à plusieurs reprises son retour, mais elle ne reviendra jamais à Toulouse, ce qui de l'empêchera pas de continuer à signer ses lettres du titre de comtesse de Toulouse. Revenue en Région Parisienne, son frère lui aurait attribué des biens immobiliers dont on ignore l'ampleur. En tout cas, à partir de 1171 et sous le nom de comtesse de Saint-Gilles, elle fit plusieurs donations de biens immobiliers à l'abbaye de Montmartre et aux Templiers. Selon certains auteurs, elle aurait été dame de Montreuil-sous-Bois (93) et à l'initiative de la construction de la tour féodale de LaQueue-en-Brie (94)... Malgré son âge avancé, Constance n'hésitera pas à partir en Terre Sainte et s installa dans une maison qu elle possédait dans la plaine d Ascalon. En 1173 e lle devient soeur de l'ordre de saint Jean de Jérusalem auquel elle fit donation de sa maison. Mais elle rentra bientôt en France, ce que l on apprend par une nouvelle lettre que le pape Alexandre III écrivit à Henri en 1174, dans laquelle il exhorte les deux époux à re-vivre ensemble. Elle mourut à Paris le 3 septembre 1190 et fut ensevelie au monastère Saint Victor. Son prestige, lié à sa naissance princière, sera utilisé par Raymond VI et Raymond VII, qui n'hésiteront pas à se dénommer " fils et petit fils de la reine Constance ". recopié sur le site de Thierry Hélène Bianco : http://thierryhelene.bianco.free.fr/drupal/?q=node/117 Constance est née vers 1124. Elle est la seule fille de Louis VI (1081 1137), cinquième roi de France de la race des Capétiens et d'Adèle de Savoie . C est sa trisaïeule, Constance de Provence , qui a apporté son prénom dans la Maison de France. Ce prénom rappelait probablement la double ascendance carolingienne et byzantine de Charles-Constantin (°°901 +962), fils de Louis III l'aveugle, roi d'Italie, lointain ancêtre de Constance. La condition de Constance tout au long de son existence n'est probablement pas enviable. En effet, elle est un instrument politique aux mains de son frère le roi Louis VII qui la marie successivementau fils héritier du roi d'Angleterre puis au comte de Toulouse. Raymond V de Toulouse s'en sépare lorsque son rôle d'ambassatrice auprès de LouisVII a perdu de son importance et qu'une nouvelle opportunité, qui n'est rien moins que le comté de Provence s'offre à lui. Evidemment, Constance subit le destin des princesses de la maison France et s'en est sûrement accommodée. Constance de France est mariée en février 1140 par son frère, le roi Louis VII, à Eustache, comte de Boulogne , fils aîné et héritier d'Étienne de Blois, roi d'Angleterre. Sa vie en Grande Bretagne coïncide avec une période d'anarchie qui se termine pour elle en 1153 avec la mort de son mari, un an avant qu'il ait pu succéder à son père. A peu près à la même époque, Aliénor d'Aquitaine (1122 - 1204) quitte le roi de France Louis VII (frère de Constance) et épouse Henri II Plantagenet qui, en conséquence, prend possession de l'Aquitaine. Le comte de Toulouse, Raymond V, menacé par le comte de Barcelone aussi bien que par le nouveau maitre de l'Aquitaine, signe une alliance avec le Capétien. Revenue en France, Constance est mariée dans les plus brefs délais au jeune comte de Toulouse par Louis VII. C est bien évidemment un mariage politique. Au cours de leur treize ans de vie commune, Constance est présente au côté de son époux aux quatre coins du comté et contresigne plusieurs de ses chartes. De cette union naissent quatre enfants : - Raymond VI (1156-1222), comte de Toulouse après son père ; -Albéric Taillefer (1157-1183), premier époux de Béatrice d'Albon, fille unique et héritière du Dauphin Guigues IV, comte d'Albon. ; - Adélaïde (morte vers 1200) qui épouse, en 1171, Roger Trancavel II de Béziers, vicomte de Carcassonne, décédé en 1194 ; -Baudouin (1165/66 +1214). Né à Paris alors que ses parents sont déjà séparés, il n'est pas accueilli avec chaleur par son frère lors de son retour à Toulouse. Il reçoit toutefois la vicomté de Bruniquel en 1210 mais cet apanage ne semble pas lui suffire et il profite de la croisade contre les Albigeois pour essayer de se tailler une principauté concurente de celle de son frère avec les encouragements de Simon de Montfort. Raymond VI le condamme, après un jugement espéditif, à être pendu. En 1154, Constance participe au concile de Lombers (elle représente son mari) dont le but était de confondre et de condamner les hérétiques désormais nommés Albigeois. En 1158, à Saint Gilles, les époux décident d'un échange foncier avec l'hôpital Saint-Jean (Macé) ; En 1160, elle souscrit à une donation de son mari à l'église Cathédrale de Nimes . Il nous reste plusieurs lettres que Constance adresse à son frère, le roi de France, alors qu elle est encore comtesse de Toulouse. Dans une missive de 1163, elle se préoccupe du sort des otages livrés par Raymond Trencavel qui a pris part à la guerre qui oppose Henri II d Angleterre et le comte de Toulouse et demande à son frère de les libérer. Un peu plus tard, elle plaide la cause d un certain Bérenger de Puisserguier qui souhaite quitter le service d Ermangarde de Narbonne. En 1164, alors que le désaccord s'est installé dans le couple, Constance se plaint auprès de son frère de vivre dans le dénuement le plus complet, laissée à l abandon par son époux : Je déclare à votre honneur que ce chevalier dont le nom est Guido m'a longtemps servie et que je l'ai très peu récompensé. Puisque la piété pour sa mère et ses affaires le contraignent de retourner à son pays, il m'a quittée en larmes, sachant dans quel denuement je vis... Puisqu'il connaît les secrets de mes besoins mieux que quiconque, il ne refusera pas de vous les exposeret je prie pour que vous m'apportiez votre aide..". En 1165, Constance rappelle au roi ses promesses et le supplie de ne pas l abandonner. La même année, de retour en France, elle assiste au baptême du futur Philippe-Auguste qu'elle tient sur les fronts baptismaux.. Au décès du comte de Provence, en 1166, Raymond de Toulouse épouse Richilde, sa veuve, nièce de l'empereur Frédéric. En bouleversant les alliances, Raymond V espère un contrôle (ou une annexion) de la Provence. En 1174, le pape Alexandre tente de réconcilier Constance et Raymond mais la comtesse refuse de retourner à Toulouse, jugeant que son mari, entouré de moult concubines, est indigne de la recevoir. Dès lors,elle ne réaparaitra plus dans sa capitale (Macé). Entre 1171 et 1190, Constance fait des donations aux templiers, à l'Hôtel-Dieu de Paris, aux religieuses de Montmartre et à l'abbaye de Saint-Denis où elle fonde son anniversaire sur des biens qu'elle posséde à Saint-Denis au lieu dit Chante-Allouette (Mémoires de la Société Historique de Pontoise, tome XXXVII de 1922). Constance décède en septembre 1190. Elle est enterrée au monastère Saint-Victor de Paris avec lequel elle avait, dès 1163, tissé des liens privilégiés (Macé). voir aussi Hélène Debax - les comtesses de Toulouse : https://www.persee.fr/docAsPDF/anami_0003-4398_1988_num_100_182_2176.pdf http://www.rechercheisidore.fr/search/resource/?uri=doi:10.3406/anami.1988.2176 Fille de Louis VI et sur de Louis VII, elle était déjà veuve d'Eustache de Blois lorsqu'elle épousa Raimond V en 1154. Constance était beaucoup plus âgée que son mari. Elle s'intéressa à l'administration du comté et soussigna de nombreuses chartes de Raimond V. Elle le suivit dans presque tous ses déplacements d'un côté à l'autre du comté. Elle fut son ambassadeur pour toutes les questions en rapport avec la royauté. Elle assista au concile de Lombers qui condamna les «" bonshommes »" comme hérétiques (en 1 165). Constance est la mère de Raimond VI, né le 27 octobre 1156, de Baudouin, né en France et élevé à la cour, d'Albéric Taillefer, marié à Beatrix (fille et héritière de Guigues IV, comte d'Albon, de Viennois et de Grésivaudan) et d'Adélaïde, qui épousa Roger II, vicomte de Carcassonne-Béziers : c'est elle qu'honorèrent les troubadours sous le nom de la comtesse de Burlatz. Mais la désunion s'installa peu à peu entre Constance et Raimond : le récit détaillé des malheurs de la comtesse nous est fait dans trois lettres qu'elle envoya à son frère, Louis VII ; trois pathétiques appels au secours, de plus en plus désespérés, où la comtesse se plaint de l'attitude de son mari et supplie son frère de lui venir en aide. Si elle prend elle-même la plume, c'est qu'elle craint que les mauvaises nouvelles ne parviennent pas aux oreilles de son frère, car les envoyés du comte cherchent à propager de fausses bonnes nouvelles. Dans la première lettre, elle supplie donc le roi de n'accorder foi qu'aux gens sûrs qu'elle lui recommande. Elle clôt ce premier appel sur un cri déchirant : «" Pour l'amour de Dieu et au nom de lapiété fraternelle, je vous supplie de me venir en aide le plus vite possible. Dieu est témoin que si vous ne m'aidez pas, je ne pourrai plus supporter mon malheur, que le pire adviendra dans le futur »". Cette première lettre de 1164 est suivie par deux autres l'année suivante : Constance renouvelle ses plaintes et craint toujours une trahison des émissaires. La lettre la plus désespérée et la plus émouvante est la dernière, où la comtesse accuse ouvertement Raimond V d'entretenir des concubines et de la laisser sans ressources (nous connaissonsen effet deux enfants illégitimes de ce comte, Indie et Pierre Raimond ). Cons ance, poussée à la dernière extrémité, est obligée de s'enfuir du palais comtal : elle n'a plus rien à manger, ni rien à donner à ses serviteurs ! En août 1165, elle réussit enfin à rejoindre la cour royale où elle assiste à la naissance du premier fils de Louis VII, dont elle devient la marraine (c'est le futur Philippe Auguste). Elle fut bien regrettée par les Toulousains qui l'avaient toujours appréciée. Elle dut alors batailler pour recouvrer le douaire que lui avait assigné son premier mari, le comté de Boulogne : elle fit mêmeappel au pape, qui écrivit à ce sujet à Henri, archevêque de Reims et frère de Constance. Henri répercuta les remontrances pontificales vers les évêques de Soissons, Amiens etLaon, qui durent brandir la menace d'une excommunication contre Matthieu de Flandre, l'usurpateur du comté. Peu après, Constance partit pour la Terre Sainte, et s'installa dans une maison qu'elle possédait dans le plaine d'Ascalon. En 1173, elle se donna comme soeur dans l'ordre de Saint- Jean de Jérusalem, auquel elle fitdonation de sa maison. Mais elle rentra bientôt en France, ce que l'on apprend par une nouvelle lettre que le pape Alexandre III écrivit à Henri, en 117492, dans laquelle il exhorte les deux époux à revivre ensemble. La fin de la vie de Constance est obscure : Martène assure sans preuve qu'elle se retira au monastère Notre-Dame de Soissons.