Famille - Parents et enfants
Raymonde de NARBONNE
| Mayeul NARBONNE 0880 - 0946 | + |
![]() | Raymonde de NARBONNE 0892 - 0952 |
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Mayeul de CLUNY 0909 - 0994 + |
Le 3 septembre 909, Fouquier établit à Avignon le sponsalicium (fiançailles) de sa femme Raimonde. Il s'agit des parents de Maieul, futur abbé de Cluny. Fouquier, malgré son nom d'origine franque (Fulcherius), évoque son appartenance à la loi romaine (legem meam romanam). L'acte qu'il passe est le résultat d'un usage qui combine la donatio ante nuptias des Romains et la dos ex marito et la morgengabe, le « don du matin» (tenu pour la contrepartie de la virginité de l'épouse) des Germains. Raimonde, qui se fait accompagner par parents et amis (presentibus propinquis et amicis tuis), reçoit de Fouquier une série de biens immeubles (plusieurs villae) et quelques esclaves. D'après l'acte elle reçoit tout pouvoir sur ses biens. Mais il est difficile de savoir jusqu'où allaient effectivement les droits de Raimonde sur ce que venait de lui offrir son mari. Pouvait-elle aliéner librement les biens de son douaire? Ou restait-elle sous la surveillance de son mari? Toujours est-il que les biens énumérés dans le sponsalicium de Raimonde furent transmis à ses deux enfants Maieul et Eric, qui, à leur tour, les donnèrent à l'abbaye de Cluny. C'est d'ailleurs grâce à la volonté de l'abbé Maieul de récupérer son héritage au profit de son abbaye en Provence, que l'on doit l'existence de cette copie du douaire de sa mère dans les archives de Cluny. En revanche, nous ne savons rien sur ce que Fouquier a reçu en contrepartie comme dot des parents de Raimonde. S: article "Douaire, dot, héritage: la femme aristocratique et le patrimoine familial en Provence (Fin X° - début XII°)". La Provence historique, Tome 46, avril à juin 1996, p. 197.