Famille - Parents et enfants
Pierre IV d Acigné
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![]() | Pierre IV d Acigné - 1425 |
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Il était le frère cadet de Jean II d’Acigné. Il était surnommé «?Chevalier sans peur et sans reproche?». Il suivit Louis d’Anjou, frère du roi Charles V, dans les guerres en Guyenne (ancienne province située dans le sud-ouest de la France) et Poitou contre les Anglais. Il fut nommé grand sénéchal de Provence par Louis II, duc d’Anjou. Celui-ci lui accorda diverses seigneuries, dont une à Saint-Tropez. Il était marié à Hélène d’Enghien, fut enterré dans l’abbatiale de Saint Antoine-l’abbaye, en Isère.
Le plus illustre de cette famille fut sans contredit Pierre d'Acigné, qui s'acquit tant de gloire dans les armes. Ce jeune seigneur, qui se sentait né pour jouer un rôle brillant, se rendit à la cour de France, et s'attacha à Louis, duc d'Anjou. Ses talents, sa fidélité et son dévouement lui gagnèrent le cœur de ce prince, qui prit plaisir à le combler de biens et à lui donner les meilleures places de sa maison. Attaché par goût et par reconnaissance à son bienfaiteur, il ne le quitta plus : il l'accompagna dans les guerres qu'il fit aux Anglais, en Guyenne, en Poitou, et ailleurs ; il y montra tant de courage que son maître s'empressa de l'en récompenser par les distinctions les plus glorieuses : il lui donna l'ordre de chevalerie, et l'emmena avec lui à la conquête du comté de Provence, des royaumes de Naples et de Sicile. Louis périt dans cette expédition, avec une partie de la noblesse qui l'avait accompagné, et Pierre d'Acigné revint en France auprès de Marie de Bretagne, veuve du héros qui l'avait comblé de tant de biens. Cette princesse, qui connaissait le mérile et l'expérience de Pierre, le retint auprès de son fils aîné, Louis II, duc d'Anjou et comte de Provence. Il servit le fils avec la même fidélité qu'il avait servi le père, conserva par son courage et son habileté toutes les conquêtes que Louis Ier avait faites ; et lorsque le jeune prince fut dans un âge plus avancé, il l'aida à reconquérir le royaume de Naples, dont Lancelot, son rival, s'était emparé. Pour prix de tant de services, il fut fait grand sénéchal de Provence ; charge dont il s'acquitta si bien qu'il fut surnommé le chevalier sans peur et sans reproches. Louis lui donna encore les baronnies de Merarques et de Val-Frenetie, et lui vendit, pour une modique somme, la vicomté de Grimaud-Reilland. Pierre d'Acigné, couvert de gloire et comblé des faveurs de la fortune, mourut quelque temps après à Vienne, en Dauphiné, où il fut inhumé dans l'église de Saint-Antoine, avec Hélène d'Anguien, son épouse.