Famille - Parents et enfants
Raymond Geoffroi Barral de MARSEILLE
| Hugues-Geoffroi II de MARSEILLE 1105 - 1166 | Cécile d'AURON 1120 - 1188 |
![]() | Raymond Geoffroi Barral de MARSEILLE 1160 - 1193 |
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Barrale de MARSEILLE 1180 - 1235 + |
Raymond Geoffroi dit Barral , Vicomte de Marseille.
Vicomte de Marseille 1170, Lieutenant du roi d'Aragon
Il épouse en première noce Azalaïs de Porcelet dont il a une fille : Barrale (laquelle épouse Hugues des Baux dont elle a un fils : Gilbertdes Baux (décédé vers 1233) marié à sa cousine Sybille, fille de Geoffroi, vicomte de Marseille).
Il décède en 1192, peu après avoir épousé en secondes noces Marie de Montpellier qui n'avait que 10 ans à ce mariage.
BARRAL, vicomte de Marseille, fut gouverneur de la Provence sous Alphonse Ier roi d Aragon, comte de Barcelone et de Provence. Il assista en cette qualité en 1190 à la vente que Guillaume de Pennes fit aux religieux dela Celle de la moitié du lieu de Pennes. L année suivante, il déchargea, en faveur de l abbaye de Saint Victor, le château de Cereste de plusieurs droits. Il mourut en 1192.
Il avait épousé :
1 ° Adelaïde de Porcelet, dame de Roquemartine ;
2 ° Marie de Montpellier,fille de Guillaume, seigneur de Montpellier, et d Eudoxie, fille d Emmanuel empereur de Constantinople, qui épousa en secondes noces, par contrat de l année 1197, dans lequel elle se qualifie veuve de Barral, Bertrand comte de Comminge. Ce mariage ayant été annulé par l église, elle se remaria en 1204 avec Pierre II, roi d Aragon, et mourut à Rome en 1219.
Raymond Geoffroi, appelé "barralus " tourne en dérision ce surnom personnel, en faisant orner le revers d'un de ses sceaux d'un magnifique baril (barraou), allusion francheet directe.
Les vicomtes de Marseille reconnaissent les biens qu'ils tiennent de l'archevêque d'Arles peu après 1155 et lui prêtent pour la première fois hommage en 1188.
En 1188, le serment de Raimon Jaufre dit Barral reprend la description des fiefs et leur ajoute enfin l'hommage : " Ego Raimundus Barralus, filius Cecilie , recognoscens honorem Arelatensem et honorem de Ponte Sancti Genesii, meab Arelatensiecclesia habere, et pro eodem honore, tibi domino Petro, Arelatensi archiepiscopo, juro vitam et membra et castella et omnem honorem quem modo Arelatensis ecclesia habet, vel in antea adquirere poterit; quod aliquid ex eis non aufferam, nequealiquis homo meo consilio. Et si quis ex eix aliquid aufferet vel impediret, fidelis adjutor ero. Et sic tibi hominium faciens, hec me omnia prosecuturum promitto".
Ce n'est cependant qu'au détour d'une liste des possessions de l'archevêque d'Arles que nous prenons connaissance de ce que recouvre exactement l'expression d' " honneur arlésien" : il s'agit des vignes de laRoquette (réinféodées aux seigneurs de Gardanne), Meyranne (réinféodée aux Rapina, une famille de milites arlésiens), d'une partie du Plan du Bourg (réinféodéaux seigneurs de Confoux), d'une condamine au Trébon et de la moitié du marché d'Arles (l'autre moitié appartient au " viguier d'Arles, qui la tient aussi de l'archevêque; le marché neuf, au Bourg neuf, appartient aux Baux).
Une notice sur les salines détenues par le chapitre d'Arles, réalisée vers 1153-1166 nous apprend qu'Uc Jaufre possède aussi une saline " in Clausello juxte Devezum" , en Camargue.
Le décès en 1192 de Barral qui n'a pas d'héritier masculin produit un véritable imbroglio politico-religieux. Barral laisse une seule fille Barrala mariée à Uc IV des Baux (ou Hugues des Baux ). Ce dernier, appuyé par le comte de Provence, Alphonse II roi d Aragon (mais Alphonse Ieren tant que comte de Provence), revendique la seigneurie vicomtale de Marseille. Barral avait également deux frères tous deux ecclésiastiques : Jaufre IV (ou Geoffroi), évêque de Béziers, et Roncelin moine puis Abbé de St Victor.
Les marseillais craignant probablement que la maison des Baux ne soit trop favorable à Arles, investissent en1193 l'abbaye de Saint-Victor en commettant toutes sortes de dégâts et en extraient l'abbé Roncelin pour le nommer vicomte de Marseille . Roncelin se marie ; le nom de son épouse n'est pas certain : Audiarz ou Alasacie . Cette situation ne semble tout d'abord géner personne puisque Roncelin assiste à différentes réunions en tant que vicomte de Marseille. Par la suite en septembre 1209 le pape Innocent III excommunie Roncelin qui se soumet en 1211, répudie sa femme et retourne à l'abbaye qui le 22 juillet 1212 reçoit la totalité du patrimoine de l'abbé. .