Famille - Parents et enfants

Barrale de MARSEILLE



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Raymond Geoffroi Barral de MARSEILLE
1160 - 1193
Adelaide de PORCELETS
1165 - 1210
imgBarrale de MARSEILLE
1180 - 1235
 
Barral Ier DES BAUX  1204 - 1270
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Barrale , était fille d'Adélaide de Roquemartine première femme de Barral de Marseille ; Adélaide de Roquemartine peut être identifiée avec Adalais Porcelet , car les Porcelets de l'Ile Sacristane étaient seigneurs de Roquemartine.

Barrale fut mariée à Hugues des Baux, fils de Bertrand des Baux et de Thiburge d Orange, et frère de Guillaume, prince d Orange. Les habitants de Marseille leur avaient prêté degrandessommes qui leur servirent à racheter la part qu ils avaient sur la vicomté, et dont ils retirèrent encore quarante six mille sols royaux et trois mille de pension perpétuelle.

17 juillet 1219 Trinquetaille, château : Barrala, épouse d'Uc des Baux, promet de verser les dîmes pour les biens qu'elle a reçus de sa mère Azalais de Porcelet, à Uc archevêque d'Arles, et à l'église saint Trophime ;

10 mars 1210, Arles, maison de feu Peire de Léon : dame Barrala vend à l'Hôpital de saint Thomas pour 8500 sous raimondins deux terres dont elle a hérité à la mort de sa mère Azalais Porcelet . L'une d'entre elles est attenante au chemin du Rhône à l'est, à la voie publique qui mène à Gimeaux à l'Ouest, à la terre de Sacristane au sud, et àla terre de Guilhem de Porcelet au Nord ; elle promet en outre de respecter la donation de la terre d'Alspratz située à Gimeaux, que sa mère Azalais avait faite à l'Hôpital . Uc des Baux, mari de Barrala, approuve cette vente, et reçoit les 8500 sous de sa femme, à laquelle il hypothèque le domaine qui s'étend du portail de Bourguignon au port de Rodanet par le chemin qui mène à saint Gilles ;

Barrale est la fille de Barral, un des vicomtes de Marseille . Simples seigneurs de Marseille et de Trets avant 977, les vicomtes de Marseille réussissent à se soustraire à la domination des comtes de Provence. Ils se créent une sorte de souveraineté. Ils ne sont plus astreints qu'à un service de chevauchée envers leurs suzerains, et prétendent tenir leur vicomté de la grâce de Dieu et ne pas relever des comtes de Provence.

Le sel leur appartient. Leurs sceaux les représentent à cheval et armés de toutes pièces. Presque toujours un de leurs fils occupe le siège épiscopal du diocèse. Du reste, les évêques suivent les vicomtes dans cette voie d'indépendance. Les évêques ont la seigneurie de la ville supérieure, et les vicomtes, maîtres de la seigneurie dela ville inférieure, jouissent en outre de droits domaniaux dans tout le reste du district, qui embrasse le littoral depuis Fos jusqu'à l'embouchure du fleuve d'Argens, près de Fréjus, la vallée de l'Huveaune et le pays situé sur la rive orientale de l'étang de Berre.

Marseille comprend trois villes différentes qui sont : la cité abbatiale, la cité épiscopale et la cité vicomtale ; la première soumise à la puissante abbaye de Saint-Victorde Marseille dont les possessions s'étendent jusqu'en Espagne et en Italie ; la seconde appartenant à l'évêque, et, comme toutes les villes placées sous l'autorité ecclésiastique,flanquée de tours, ce qui lui fait donner le nom de villa turrium ; la troisième, enfin, sous la dépendance des vicomtes de Marseille qui, dès le Xe siècle, y ont fait des constructions militairesimportantes et l'ontentourée de remparts solidement établis. Mais les vicomtes de Marseille, en divisant leurs domaines, en disséminant leurs richesses, laissent tomber chaque jour un lambeau de leur autorité, au profit de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, que leurs grandeslibéralités entoure d'un prestige énorme. Le pouvoir des vicomtes de Marseille se heurte aussi aux résistances énergiques du conseil municipal de Marseille, habile à étendre même sesprérogatives. Les vicomtes de Marseille qui avaient persécuté l Église pendant quelque temps, finissent par s'en repentir et lui accordent, à leur tour, de grands privilèges. Ils lui fonten outre beaucoup de bien. Roncelin (oncle de Barrale) à lui seul lui donne, en 1215, trente mille sols royaux couronnés, plus la sixième partie du Château-Babon, avec tous les droits qu'il y possédait.

Marseille : L église Notre-Dame-des-Accoules va devenir la cathédrale de la ville basse, nommée vicomtale. Notre Dame des Accoules (collégiale de la ville basse), devait son nom à sa structure en forme d'arc. Suivant la tradition cette église a été batie sur les ruines du temple de Minerve. En 1033, les religieuses de Saint Sauveur reçues dans l'enclos de Notre Dame des Accoules, en furent les rectrices. En1060 la mention (Sancta Maria ad Acuas), l'associe aux biens du monastère qui est alors rattaché à l'abbaye Saint-Victor. On rendait la justice devant le portail de l'église aujourd'hui place du palais.

L'église fait l'objet d'une reconstruction en 1205, connue par une inscription sur colonne que l'on a conservée. L'église a dû être reconstruite au XIVe siècle car elle présentaitdes caractéristiques gothiques : avant sa destruction, elle était divisée en cinq travées, matérialisées à l'extérieur par des arcs-boutants.