Famille - Parents et enfants
Hugues III DES BAUX
| Bertrand Ier DES BAUX 1130 - 1181 | Thiburge II d ORANGE 1130 - 1198 |
![]() | Hugues III DES BAUX 1174 - 1240 |
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Barral Ier DES BAUX 1204 - 1270 + |
Hughes IV des Baux (1173-1240) fils aîné de Bertrand sire des Baux et de Thiburge de Montpellier princesse en partie d'Orange, poursuit la branche aînée des Baux . Il est consul d'Arles et vicomte de Marseille, et garde la seigneurie des Baux. Son fils Barral Ier des Baux accompagne Charles d'Anjou en Italie, et y devient par son fils Raymond (comte d'Avellin) la souche de l'illustre lignée des comtes d'Avellino. Inventaire Chronologique Et Analytique Des Chartes De La Maison De Baux N°° 84 : 9 octobre 1184 : l empereur Frédéric, reconnaissant des services qui lui furent rendus par Bertrand Ier des Baux et ses frères, accorde à ses fils Guillaume , Bertrand et Hugues , l autorisation de battre monnaie dans la ville d Orange, et d en garder le produit, le droit de porter leurs enseignes des Alpes jusques au Rhône, et de l Isère à la mer, privilège qui leur fut donné par l empereur Conrad son aïeul ; il ratifie la donation de Villeneuve,qui leur fut faite par Giraud Adhémar, y compris l immunité dont jouissent les habitants de cette ville d être dispensés de payer certains droits curiaux tels que l albergue, et l exonération pour les hommes de leurs domaines de tout nouveau péage sur terre, ou sur eau donnée à Pavie Hugues III est à l'origine des seigneurs de Baux, comtes d'Avellino ; fils ainé de Bertrand sire des Baux et de Thiburge de Montpellier princesse en partie d'Orange, il eut en partage la seigneurie des Baux et le faubourg d'Arles, Aubagne, saint Gabriel et plusieurs autres terres en Provence. Batailleur comme ses devanciers, besogneux, généreux pourtant, il se signale d'abord avec Tiburge sa mère par de nombreuses donations aux moines de Saint Paul du Mausolée (1180) et de Saint Trophime d'Arles(1184). En 1192 il rend hommage à l'évêque d'Arles pour son château de Trinquetaille et se fait recevoir confrère de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem. En 1195 il épouse Barrale , fille unique et héritière du vicomte de Marseille et d'Alasacie de Porcelet qui, à cette occasion, l'institue héritière universelle de ses biens. Avec sa mère il ratifia, en 1210, le traité qu'Hugues Geoffroy son aieul avait fait avec Pierre de Marseille, et confirma en 1214 les donations que Pierre Bermond, prévôt de Marseille avait faites àson église ; Il donna en 1234 la terre de Lansac à Hugues de Montlaur maître de la milice du Temple en Provence et en Espagne pour faire prier Dieu pour sa femme dont il eut plusieurs enfants ; Il fut témoin avec Barral , l'un d'eux, et Raimond prince d'Orange son neveu, à la donation faite par Raimond comte de Toulouse, à Guillaume de Sabran, de la Bâtie du Mont Alvernic anciennement appelée Menamènes au diocèse de Cavaillon et depuis ce temps là : tour de Sabran , sous condition du service militaire au mois de mai 1237. Grand protecteur et mécène des troubadours , Hugues les accueille au château des Baux alors en pleine reconstruction. Raimbaud de Vaqueiras, Peire Vidal, Perdigon, Peire Cardenal, bénéficient de sa générosité et lui dédient plusieurs poèmes. Les armes des Baux, "seize rais", apparaissent en 1214, sous Hugues des Baux, alors que leur devise, "A l'asar Beautezar", fait référence à la légende d une descendance depuis un Roi Mage, qui serait à l'origine de cette famille. Hugues des Baux accorda par acte passé dans son palais à Marseille le 30 mai 1190, avec Barrale vicomtesse de Marseille sa femme, toutes sortes d'exemptions et de privilèges dans ses terres, au prieur de Frigolet près de Piolenc au comté Venaissin. Il rendit hommage pour son château de Trinquetailles aux Archevêques d'Arles Imbert d'Aiguières et Hugues Beroardi, les 21 janvier 1191 *** Il fut envoyé avec Raimond de Villeneuve par Alfonse comte de Provence, à Guillaume comte de Forcalquier pour lui demander son hommage; Celui-ci l'ayant refusé, fondé sur son indépendance envers lescomtes de Provence, on en vint à une guerre. Mais par les bons offices de Hugues des Baux et de quelques autres seigneurs, les deux princes s'abouchèrent dans le château de Sault le 14 septembre de la même année, et quelques jours après, le comte de Forcalquier reconnut le comte de Provence pour son souverain et lui fit rendre hommage par procureur. Ses relations d'abord sont bonnes avec tous ses voisins : - Avec la Maison de Toulouse, c'était de tradition : il est témoin, le 1er décembre 1202, avec son frère Guillaume d'Orange, d'un acte par lequel Raymond VI comte de Toulouse et marquisde Provence faitdonation à l'archevêque de SaintPaul Trois châteaux de son église, de la ville, et de son territoire. .- De même avec la Maison d'Aragon, car le 15 juin 1204, on retrouve les deux frères témoins à Montpellier du mariage de Pierre II roi d'Aragon avec Marie de Montpellier. Le 12 novembre 1204, Hugues débarque à Ostie avec Pierre II qui se rendait à Rome pour recevoir la couronne royale des mains d'Innocent III. - Enfin, par un hasard qui ne devait pas durer longtemps, il en est de même avec Alphonse d'Aragon comte de Provence, qui, le 8 octobre 1206 par acte passé à saint Gilles lui donne en fief les châteaux de Maussane et de Mouriès en présence du roi d'Aragon, de Guillaume des Baux prince d'Orange, de Lambert Adhémar seigneur de Monteil, de Rostaing de Sabran etc.., et lui confirma tout ce qu'il possédait dans les villes d'Arles et de Marseille, tant du chef de sa femme que du sien.avec confirmation de tout ce qu'il possède dans le comté de Marseille du chef de sa femme Barrale; Ils concluent même un traité d'alliance par lequel ils se promettent de se défendre mutuellement, soit en guerre,soit en justice. Malgré cette promesse, c'est au pape qu'Hugues en appelle quand, à la mort de son beau père Barral en 1208, Roncelin, frère de ce dernier, est enlevé de son monastère de Saint Victor par les Marseillais, qui le proclament seigneur de la ville, contrairement aux droits de Barrale, femme d'Hugues. Innocent III excommunie Roncelin et menace les Marseillais de la même peine s'ils ne rendent pas à Barrale son héritage. Le 21 août 1208 le pape Innocent III écrivit en sa faveur à Roncelin de Marseille qui s'était fait moine à l'abbaye de saint Victor, pour l'exhorter à lui remettre et à ses enfants, la part qu'il avait au vicomté de Marseille. A cette époque éclate la guerre des Albigeois qui divise profondément la Provence, et les familles elles-mêmes, et qui devait coûter la vie à Guillaume des Baux, son frère. Les Marseillais, frondeurs, imbus d'idées nouvelles, et Albigeois dans le fond, comme les Avignonnais, avaient été excommuniés en 1222 par l'archevêque d'Arles, et étaient tout dévoués au comte de Toulouse, et toujours en difficulté avec les comte de Provence. Hugues ne l'était pas moins, de même que ses neveux : Raymond II des Baux de Berre, et Bertrand son fils. Les Marseillais déconcertés par les peines portées contre eux, qui renversaient leur République naissante, s'adressèrent à Hugues des Baux lui-même et lui offrirent une grande somme pour l'engager à se relâcher de ses prétentions. Mais Hugues l'ayant refusée, les Marseillais trouvèrent enfin le moyen d'apaiser l'empereur par les bons offices de Thomas comte de Savoie vicaire de l'empire en Lombardie, à qui ils promirent deux mille marcs d'argent. Cependant Hugues et les Marseillais continuaient d'être brouillés. Le cardinal Romain du Titre de saint Ange que le pape Honorius III avait fait son légat en France pour laguerre des Albigeois, se mêla de cette affaire et y réussit; Il fit consentir à Hugues des Baux à renoncer à ses droits et à s'en rapporter à la décision de Gilbert des Baux etde Vivauld de la Mure pour régler ses intérêts. Les arbitres rendirent leur jugement en 1225, par lequel il fut dit qu'Hugues des Baux, sa femme et leur fils Gilbert, céderaient au Commun de Marseille toutes leurs prétentions sur la seigneurie de cette ville et que les Marseillais leur paieraient 46 000 sols royaux couronnés, leur restitueraient la troisième partie d'Aubagne et leur feraient une pension à perpetuité de 3000 fois de la même monnaie. Hugues traita par acte du 15 février 1229, pour une somme de 40 000 solspour quelques droits qui lui restaient encore dans Marseille avec Guillaume de Roquefeuil consul de cette ville, et consentit la même année avecRoncelin de Marseille abbé de saint Victor et prieur de saint Geniès que le légat levât l'interdit lancé sur la même Ville pour des différends qu'elle avait avec les moines de saint Victor. Ce qui fut exécuté par une sentence du 20 janvier. Hugues et sa femme avaient vendu dès l'an 1215 au chapitre de l'église de Marseille, leur droit surl e Palais des Vicomtes appelé Château Bobon, pour 5000 sols royaux couronnés ; Il rendit, le 7 octobre 1230, par ordre d'Hugues Béroardi archevêque d'Arles, commissaire de l'empereur, quelques héritages dont il s'était emparé sur l'abbaye de Montmajour. Le traité de Meaux mit un terme à la guerre des Albigeois ; Les Baux abandonnèrent au comte de Provence leurs droits sur la ville et l'étang de Saint Geniès et sur la seigneurie de Roquevaire.Mais cet accord ne fut pas de longue dusrée. Deux ans après, le 7 novembre 1230, les syndics de la ville de Marseille assemblés en Parlement dans le cimetière des Accoules, donnent en viager à Raymond comte deToulouse "en raison des nombreux services qu'il leur avait rendus" la ville vicomtale de Marseille et tous les droits de la commune sur les terres de la vicomté. De son côté, le 2 décembre, Hugues des Baux, témoin à cet acte, reconnait aux membres du chapitre de la Major de Marseille, les châteaux d'Aubagne,Cuges, Gemenos, Jullans et Roquefort, avec la faculté d'y faire flotter à leur volonté l'étendard de la Vierge Marie. Puis, d'accord avec son neveu Raymond des Baux de Berre, il part en guerre contre Raymond Berenger comte de Provence,qui le bat, le fait prisonnier, l'interne à Aix et confisque ses terres et châteaux. Mais la poursuite de ces hostilités gênait les desseins de l'empereur Frédéric II qui en désirait la fin pour permettre au comte de Provence de mettre ses troupes à la disposition du SaintSiège.Il charge un mandataire, Caille de Gurzan, de se rendre auprès des belligérants. Celui-ci, considérant que le meilleur intermédiaire serait Hugues lui-même, négocie samise en liberté; Hugues obtient une trêve d'un an, le 18 octobre 1233. Le comte accepte de libérer son prisonnier sous caution jusqu'aux fêtes de Pâques 1234. Telle était la confiance qu'inspirait l'habileté de Hugues, que c'est la ville d'Arles elle-même qui , bien qu'alliée au comte de Provence, fournit sa caution de mille marcs d'argent, à laquelle Hugues ajouta comme garantie ses châteaux de Castellet,des Baux et d'Eguilles. A peine libre, il entama des négociations avec Raymond de Toulouse, les mena à bonne fin, et en récompense, reçut du comte de Provence avec sa liberté définitive, la restitution des terreset châteaux qui lui avaient été confisqués. Le 27 janvier 1240 il lui prête serment d'hommage entre les mains de sa femme, la comtesse Béatrix. Mais les ressources d'Hugues étaient épuisées : dès 1217 il avait dû vendre à l'abbé de Pierredon un sixième de ses droits sur Mouriès. En 1226 , il venditau podestat de Marseille tous les droits seigneuriaux que lui avait apportés sa femme Barrale sur la ville et son district. La même année, il vend à la commune d'Arles l'étang de Valcarè spour dégager ses châteaux de Trinquetaille et Montpaon donnés en gage à ses créanciers. En 1234, il vend à Hugues de Montlaur maitre de l'Ordre du Temple en Provence, la ville de Lansac et ses dépendances vers le Rhône, la Viscle de Saint Gabrierl et Montmajour, et donne en gage de ses emprunts tous les droits qu'il posséde sur l'ile de Camargue, spécialement les châteaux deTrinquetaille et de Villeneuve Méjanes. Hugues meurt en 1240, laissant deux fils : Barral qui continue la lignée et Gilbert qui meurt sans enfant en 1243, et une fille Alasacie, mariée à Guillaume de Pertuis. *** A la fin du XIIe siècle, la nature du lien entre les Baux et l'archevêque d'Arles se précise en se féodalisant. Dans les années 1180, Bertran II et Uc V de Baux déclinent pour lapremière fois, à l'occasion du serment qu'ils prêtent à l'archevêque, les biens qu'ils tiennent de lui.En 1191, à la suite d'un nouveau serment prêté par Uc V, apparaît la première mention de l'hommage.