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Trans-en-Provence

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 Trans-en-Provence
La chapelle Notre Dame
L’entrée du village est déjà émouvante avec la sobriété de la façade de la Chapelle Notre Dame, construite à la fin du XVème siècle par Marguerite de Pontevès, épouse d’Arnaud de Villeneuve, dit le Chevalier Baron de Trans. C’était la conséquence d’un voeu fait par celui-ci au cours d’un naufrage. Elle a longtemps appartenu à la maison de Villeneuve et contient une piéta offerte par la Reine Marie Amélie, épouse de Louis Philippe.

Le puits aérien
En prenant la Montée de l’Hermitage, vous pourrez découvrir le Puits Aérien, une oeuvre de l’ingénieur belge Knapen, venu se retirer à Trans en 1930. Cet ouvrage constitue la réalisation d’une expérience ayant pour objet de récupérer l’humidité de l’air pour un condensateur artificiel. Il a fallu un an et demi pour le construire. Les travaux furent terminés fin mai 1930. Le Puits Aérien de Trans ne tint toutefois pas ses promesses.

La Place de l’Hôtel de Ville
Elle a été aménagée au XVIIIème siècle à l’emplacement de l’ancien château, détruit au XVème siècle, sur un terrain donné à la commune parcelui qui fut son dernier seigneur Louis Henri de Villeneuve. En échange de ce don,la famille de Villeneuve a obtenu le droit deconstruire un nouveau château en bordure du village, Rue Nationale.En raison de la révolution de 1789,cechâteau ne fut jamais achevé. Il n’en reste qu’un chambranle de portail d’entrée, un corps de bâtiment flanqué de 2 tours qui a été transformé en appartements.

Hôtel de Ville et maisons remarquables
L’Hôtel de Ville a été construit de 1779 à 1781. Sa façade de style Louis XV, restaurée en 1982 et 1983, est particulièrement remarquable. Au n° 2, une maison à l’origine auberge dont une remise très caractéristique existe encore abrite maintenant une Galerie d’Exposition de peintures contemporaines. Au n° 53, se situe une maison avec une cour en contrebas de la rue où a été créé en 1732, la première filature de soie de Trans par un industriel originaire de Barcelonette. Les habitants de Trans nourrissaient les vers à soie avec la feuille de mûrier et aujourd’hui encore de nombreux mûriers embellissent le terroir de la Dracénie.

La paroisse Saint Victor
L’église actuelle existait déjà au XIIIème siècle, entourée du cimetière comme c’était la coutume. Elle fut reconstruite en 1490 et consacrée le 22 novembre 1496 par Nicolas de Fiesque, évêque de Fréjus, sous le titre de Notre Dame de l’Aire. En juillet 1536, elle fut incendiée par les Impériaux de Charles Quint qui l’avaient transformée en grange à foin. En 1545, le clocher fut doté d’une horloge, que le Conseil de la cité trouvait nécessaire pour une localité industrielle comme l’était déjà Trans à cette époque. A l’intérieur, on trouve un retable en bois de 1690 doré à la feuille et une toile représentant une descente de croix de J.-L. Gasiaud - 1687. Au XVIIIème siècle, le village s’agrandit de nouveau. Le 30 décembre 1770, la nouvelle nef a été consacrée. Les fonts baptismaux furent construits en 1773 et reconstruits en 1861. En 1774, un cadran solaire fut placé sur la façade sud du clocher.

Ce furent encore des Razats qui vinrent assiéger le château de Trans dans les derniers jours de mai 1579 avec deux canons empruntés à la ville d'Antibes. Ils furent mis en position devant le château et commencèrent à le bombarder. Cependant, les assiégés opposèrent une résistance désespérée.

Parmi eux, se distingua la Marquise de Trans Marguerite de PONTEVÈS, fille du Comte de Carcès Jean V de PONTEVÈS qui était à la tête des catholiques les « Carcistes ».

Le Marquis Claude de Villeneuve et sa femme défendirent le château avec un courage héroïque. Les pertes furent importantes dans le camp des assiégeants : une les affecta particulièrement, ce fut la mort du Baron d'Estoublon, gentilhomme protestant, l'un des chefs de guerre des Razats.

Après deux jours de cannonade, le château fut pris d'assaut le 23 mai 1579. Les Razats parvinrent à appuyer leurs échelles et les voilà monter à l'assaut des remparts et tuer les soldats qui le défendaient. Le Capitaine Séguran de Draguignan porta le coup mortel au Marquis et à une demi-douzaine de gens de son entourage. Ses hommes en firent autant et voilà le château aux mains des Razats.

La Marquise de Trans eut beaucoup de peine à s'enfuir par les toits laissant son petit enfant au berceau. Un soldat prit le petit et voulut le jeter par la fenêtre, quand un muletier dracénois nommé Trabaud lui dit : "Que vas-tu faire de cet enfant ?" "Je vais le sacrifier à mon maître" répondit le soldat.
Trabaud rétorqua "Mais à quoi te servira-t-il de faire périr ce pauvre innocent ?" " Si tu veux me l'acheter dit le soldat, je te le vends pour le prix que tu me donnes" Le muletier mit la main à sa bourse et en tira cinq sous qu'il tendit au soldat.

Le soldat les prit et remit l'enfant à Trabaud. Celui-ci l'emmena à Draguignan et le fit nourrir par sa femme qui lui donna du lait pendant six ou sept mois, puis Trabaud le rendit à la Marquise.

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